Publie le Mardi 9 aout 2011
Les marchés nord-américains se ressaisissent mardi matin au lendemain de la pire séance depuis la crise financière de 2008.
À 10 h 30 :
Dow Jones : + 1,86 %
Nasdaq : + 2,73 %
S&P/TSX : + 2,58 %
Lundi, les bourses des États-Unis et du Canada ont fortement reculé en réaction à l'abaissement de la note de crédit des États-Unis par l'agence de notation Standard and Poor's, en perdant de 4 à 6 % de leur valeur.
Les États-Unis perdent leur note AAA
Standard and Poor's a abaissé d'un cran vendredi la note de la dette souveraine américaine, de « AAA » à « AA+ ». L'agence estime insuffisant le plan de relèvement du plafond de la dette américaine adopté en début de semaine par le Congrès.
La Réserve fédérale américaine doit se réunir aujourd'hui et pourrait décider d'injecter des liquidités pour soutenir l'économie. Le président des États-Unis, Barack Obama, a d'ailleurs tenu à rassurer les marchés lundi après l'abaissement de la note de la dette souveraine américaine, mais en vain.
Hésitations en Europe et reculs en Asie
L'ouverture des places financières en Europe s'est effectuée sous le signe de la hausse, mais la situation s'est rapidement détériorée. Les principales bourses européennes sont par la suite reparties à la hausse.
À Paris, le CAC 40 gagnait 0,6 % vers 10 h 30. À Londres, le FTSE 100 grimpait de 0,5 % et le DAX à Francfort affichait un recul de 1,1 %.
En Asie, la Bourse de Tokyo s'en tire avec une baisse de 1,68 %, mais Hong Kong a perdu plus de 5,6 %. La région pourrait être entraînée par un ralentissement économique. À New York, le S&P 500 a chuté lundi de 6,5 % et le Dow Jones de 5,5 %.
« C'est un moment horrible, un jour sombre », a commenté l'analyste Chris Weston de chez IG Markets à Melbourne. « Les gens agissent dans l'émotion au lieu de regarder la situation de manière rationnelle. C'est une panique générale », a-t-il ajouté.
Tout le monde est tétanisé. On s'inquiète de l'Amérique, de l'Europe, de la manière dont leurs difficultés actuelles vont ralentir la croissance.
— François Duhen, analyste chez CM CIC à Paris
Un travailleur devant un tableau électronique aux Philippines le 9 août 2011.
Photo: AFP/JAY DIRECTO
Un travailleur devant un tableau électronique aux Philippines le 9 août 2011.
Le Canada en bonne posture, selon le ministre Flaherty
De son côté, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, estime que le Canada est bien placé pour traverser la crise de confiance qui secoue les marchés boursiers. En entrevue au réseau anglais de Radio-Canada, Jim Flaherty a louangé le système financier canadien, mais a tenu à rappeler que le pays n'était pas immunisé contre les soubresauts de l'économie mondiale.
Il s'est dit davantage inquiet par les dettes souveraines des pays européens que par la dette américaine. Dans les deux cas, il est toutefois d'avis que les gouvernements doivent s'engager à réduire leur dette.
Une crise grave, selon le président de la Banque centrale européenne
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, demande notamment que les États membres de la zone euro accélèrent la réduction de leurs déficits.
« C'est la crise la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce qu'il faut, c'est rétablir la confiance, une confiance qui a été entamée », a-t-il déclaré mardi matin sur les ondes d'Europe 1.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire