mardi 27 septembre 2011

Un début de semaine dans le vert sur les marchés boursiers


Publié le 27 septembre 2011
Les principaux marchés boursiers en Amérique du Nord et en Europe ont clôturé en hausse lundi, après des reculs marqués la semaine dernière, espérant une intervention plus musclée des Européens contre la crise de la dette.

Toronto (S&P/TSX) : +2,13 %
New York (Dow Jones) : +2,53 %
New York (Nasdaq) : +1,35 %
Paris (CAC 40) : +1,75 %
Francfort (Dax) : -+2,87 %
Londres (FTSE 100) : +0,45 %

Certains analystes expliquent ce rebond par l'espoir d'une annonce en Europe, où les gouvernements et la Banque centrale européenne (BCE) pourraient soutenir le système bancaire.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a notamment dit que les Européens envisageaient de doter leur Fonds de secours d'instruments supplémentaires, au-delà de ceux décidés en juillet, pour lui donner « plus de force » face à la crise de la dette.

« Fondamentalement, ce ne sont rien d'autre que des espoirs d'amélioration. Par ailleurs, la chute a été tellement brutale qu'on a un petit rebond », a pour sa part affirmé Bart Melek de la Banque TD, interrogé par un journaliste de l'AFP à la Bourse de New York.

La semaine dernière a été éprouvante sur les marchés, plombés par la crainte d'un éventuel défaut de paiement de la Grèce, qui pourrait ébranler davantage le secteur bancaire européen déjà fragile.
Pertes pour la semaine du 19 septembre

Toronto (S&P/TSX) : -6,6 %
New York (Dow Jones) : -6,4 %
New York (Nasdaq) : -5,3 %
Paris (CAC 40) : -7,86 %
Francfort (Dax) : -7,25 %
Londres (FTSE 100) : -5,95 %

Le prix du pétrole a aussi rebondi légèrement lundi après une baisse marquée la semaine dernière. À New York, le baril de brut a terminé à 80,24 $US, en hausse de 39 ¢US par rapport à vendredi. La semaine dernière, le prix du brut avait perdu environ 10 % de sa valeur au Nymex.

lundi 26 septembre 2011

AAA Canadian dollar lower amid economic uncertainty, volatile commodities

Publie le 26 septembre 2011

Malcolm Morrison, The Canadian Press, On Monday September 26, 2011, 11:51 am EDT

By Malcolm Morrison, The Canadian Press

TORONTO - The Canadian dollar lost early gains to move lower Monday amid volatile commodity prices and expectations of slowing global economic conditions.

The loonie was down 0.47 of a cent to 96.67 cents US late in the morning after losing about five cents last week after economic worries and a worsening European government debt crisis sent traders flocking to the safe haven status of U.S. Treasurys and prices for oil, copper and gold tanked.

The currency had been higher earlier in the session amid what "seems to be increasing consensus of what Europe needs — a larger aid package, the recapitalization of the weakest banks and a plan for an orderly Greek default," observed Scotia Capital chief currency strategist Camilla Sutton.

"Whether European authorities can deliver is a different question, however at least there appears to be some form of consensus of what the solution is."

European officials said over the weekend that Germany and other rich EU countries are pushing for a new strategy to the debt crisis, which is threatening to take down the eurozone’s larger economies.

One proposal on the table is to ask banks and other private institutions that hold Greek bonds to take a far bigger loss on those holdings, slashing Athens’ debt. Many observers have said Greece will not manage to pay down its debt even after taking into account the reduction agreed in July.

The new strategy could also see the size of the continent's euro440 billion bailout fund multiplied several times.

Oil prices were volatile Monday after demand concerns and a higher U.S. dollar sent prices reeling last week with oil tumbling almost 10 per cent.

At late morning, the November crude contract on the New York Mercantile Exchange was up 56 cents to US$80.41 a barrel.

Copper was stable after falling 16 per cent last week with the December contract on the Nymex unchanged at US$3.28 a pound.

Gold prices continued to head lower with the December contract down $31.10 to US$1,608.70 after also losing almost 10 per cent last week.

samedi 24 septembre 2011

Wall Street signe sa pire semaine en trois ans


Journée en dents de scie à New York.


Publie le 23 septembre 2011

La Bourse de New York, affaiblie par sa pire semaine en trois ans, va scruter la semaine prochaine l'évolution de la crise grecque, mais aussi des indicateurs économiques aux États-Unis, à la recherche d'indices confirmant ou non le sombre tableau dressé par la banque centrale.

> Blogue de la Bourse: l'analyste, c'est vous

«Le marché est extrêmement vulnérable à l'actualité», constate Scott Marcouiller, de Wells Fargo Advisors.

«Ce sont la crainte et l'incertitude, les deux choses que les marchés détestent le plus, qui continuent de dominer», ajoute-t-il.

Sur les cinq séances écoulées, l'indice phare de Wall Street, le Dow Jones, a lâché 6,41%, terminant à 10 771,48 points vendredi.

Il faut remonter à octobre 2008, aux pires heures de la débâcle financière suivant la faillite de la banque Lehman Brothers, pour retrouver une chute hebdomadaire plus marquée.

Selon les chiffres de l'indice Wilshire 5000, cela correspond à environ 1000 milliards de dollars US de capitalisation boursière partis en fumée en cinq jours.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 5,30% à 2483,23 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 6,64% à 1136,43 points.

Au Canada, la Bourse de Toronto a subi d'importants reculs pour une troisième séance consécutive, vendredi, en raison des craintes de récession et du repli des prix des matières premières.

L'indice S&P/TSX a clôturé en baisse de 0,86% ou 99,65 points, à 11 462,87. Le principal indice de la Bourse de Toronto affiche un repli de plus de 20% par rapport à son sommet du début du mois de mars, franchissant ainsi le seuil technique qui définit un marché baissier.

Pour Michael James, de Wedbush Morgan Securities, deux mots résument cette semaine difficile: «frustration, face à la persistance des problèmes de dette souveraine et du secteur bancaire (en Europe), et incertitude, quant à la direction que va prendre la croissance», explique-t-il.

La semaine s'est ouverte sur fond de plongeon des places européennes après un sommet européen décevant en Pologne, qui n'a apporté aucune réelle avancée sur le dossier grec.

Mais la dégringolade est surtout intervenue après la fin de la réunion de la banque centrale américaine (Fed) mercredi. L'institution a annoncé un nouveau dispositif pour soutenir la croissance, en achetant des bons du Trésor à long terme pour faire baisser les taux d'intérêt et soutenir l'activité.

Cette mesure, dite «opération twist», avait été largement anticipée par les analystes, qui ont affiché un certain scepticisme sur son efficacité.

«Je pense que les marchés espéraient un peu plus. Les investisseurs espéraient que la Fed viendrait à leur secours» avec de nouvelles injections de liquidités, estime Gina Martin, de Wells Fargo Securities.

Les marchés ont retenu le discours pessimiste de la banque centrale, qui s'est alarmée des risques pesant sur la reprise. Ces propos ont été d'autant plus mal reçus qu'ils se sont ajoutés à des indicateurs en Europe et en Chine «qui montrent que l'économie mondiale se trouve en terrain glissant», ajoute l'analyste.

L'actualité européenne devrait accaparer une grande partie de l'attention la semaine prochaine, avec le retour en Grèce des représentants de la troïka (FMI, Commission européenne et BCE), au moment où Athènes cherche à convaincre ses partenaires de lui verser une nouvelle tranche d'aide pour éviter le défaut de paiement.

Les investisseurs guetteront aussi jeudi le vote prévu au parlement allemand sur l'élargissement du fonds de secours aux pays en difficulté de la zone euro.

Aux États-Unis, plusieurs indicateurs économiques sont attendus: lundi les ventes de logements neufs, mardi les indices des prix des logements et de confiance des consommateurs, mercredi les commandes de biens durables, vendredi les promesses de ventes de logements et les chiffres des dépenses des ménages et d'activité industrielle à Chicago.

«Si les chiffres suggèrent qu'une récession est plus probable, le marché va souffrir», prévient Gina Martin.

Selon l'analyste, les investisseurs auront aussi l'oeil sur les annonces des entreprises, qui pourraient lancer des avertissements sur leurs résultats financiers avec la fin du trimestre.

«L'absence de mauvaise nouvelle pourrait être considérée comme une bonne nouvelle», relève de son côté Michael James.

«Si on n'a pas trop d'annonces négatives des entreprises et en Europe, le marché a de bonnes chances de se reprendre», estime-t-il.

jeudi 22 septembre 2011

Les Bourses européennes plongent



Après une ouverture déjà en nette baisse, les Bourses européennes accentuaient leurs reculs vers 9h30 GMT (5h30 à Montréal), approchant ou dépassant la barre des 4% de pertes. La Bourse de Paris cédait ainsi 4,52%, Francfort 4,14%, Londres 4,19%, Milan 3,47% et Madrid 4,36%.


Publie le 22 septembre 2011

Les inquiétudes sur la croissance américaine et sur la santé des banques européennes ont fait plonger les marchés financiers mondiaux jeudi, déçus du pessimisme de la Banque centrale des États-Unis et de l'incapacité des gouvernements à mettre en oeuvre une politique de relance.

Les Bourses européennes sont en forte baisse, dans le sillage du plongeon en clôture des places asiatiques et de Wall Street la veille, malgré les mesures exceptionnelles annoncées par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour stimuler l'investissement.

Vers 8h40 (heure de Montréal), la Bourse de Paris cédait ainsi 5,36%, Francfort 4,41%, Londres 4,60%, Milan 3,98% et Madrid 4,59%.

Les Bourses asiatiques ont également accusé le coup jeudi. Tokyo a perdu 2,07% en clôture, Séoul 2,90% et Shanghai 2,78%. Hong Kong a plongé de 4,85%, à 17 911,95 points, son plus bas depuis juillet 2009, tandis que Sydney a reculé de 2,63% à 3964,90 points, touchant là aussi son plus bas depuis plus de deux ans.

Les places financières attendaient avec fébrilité la réunion des grands argentiers de la planète, organisée dans le cadre de l'assemblée d'automne du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

«Les principaux thèmes dominant les marchés aujourd'hui sont la faiblesse de l'économie américaine et la menace sur le secteur bancaire mondial» notamment français, italien et américain, a résumé Kathleen Brooks, analyste du site Forex.com.

Les valeurs bancaires, notamment françaises, étaient les premières victimes de ce nouvel accès de fièvre, chutant lourdement.

L'euro reculait nettement face au dollar et au yen, tombant à son plus bas niveau depuis dix ans face à la devise nippone.

Les marchés n'ont pas été rassurés par les mesures de la Réserve fédérale des États-Unis et ses commentaires sur l'état de l'économie américaine, évoquant la «faiblesse persistante» du marché de l'emploi et des «risques importants», liés aux «tensions sur les marchés financiers mondiaux».

La Fed «ne dispose pas des instruments permettant de raviver miraculeusement la croissance économique», estime Nigel Gault, du cabinet IHS Global Insight.

Les places financières s'inquiètent également des risques dans la zone euro, où l'activité du secteur privé s'est contractée en septembre pour la première fois depuis plus de deux ans, selon une première estimation de l'indice PMI du cabinet Markit. L'activité ralentit et se rapproche de la stagnation en Allemagne et en France, les deux premières économies de la région, selon la même source.

L'Italie, dont la situation financière inquiète les marchés, a révisé en forte baisse ses prévisions de croissance, ramenées à 0,7% pour 2011, 0,6% en 2012 et 0,9% en 2013. Rome a assuré que le plan d'austérité adopté la semaine dernière restait suffisant pour atteindre l'équilibre budgétaire dès 2013.

Mais sur le marché obligataire, les titres italiens souffraient, avec un écart de taux record face aux titres allemands, valeurs refuges sur lesquels les investisseurs se sont rués. Le rendement du Bund allemand à 10 ans est ainsi tombé à un plus bas jamais observé de 1,665%.

Le débat se poursuit en Europe sur la recapitalisation des banques, au lendemain de l'appel du FMI à utiliser le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour recapitaliser les plus exposées à la crise de la dette. Le FMI estime les pertes potentielles du secteur à 200 milliards d'euros.

Reprenant à son compte les propos de son collègue chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Services financiers Michel Barnier a estimé que 25 d'entre elles devront être recapitalisées.

En Grèce, la grogne sociale gagnait du terrain avec une grève générale des transports à Athènes face au nouveau train de mesures d'austérité du gouvernement grec pour 2011 et 2012.

Pour répondre au défi qui se pose à eux, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a appelé États-Unis et pays de la zone euro à «donner des signes clairs de cohésion politique et de coordination macro-économique», dans une tribune dans le Financial Times.

«Il n'y aura pas de retour à la confiance ou à la croissance sans une plus grande coordination dans le cadre du G20», a-t-elle déclaré.

Le Brésil et ses partenaires du groupe des BRICS (Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) doivent discuter à Washington des moyens pour eux de venir en aide à la zone euro.

Aux prises avec les républicains qu'il tente de convaincre d'adopter son plan pour l'emploi, le président américain Barack Obama a lui-même estimé nécessaire de prendre des mesures «urgentes et coordonnées» pour relancer l'économie mondiale.

Chute des marchés : le dollar canadien est emporté dans la tourmente


Publie le 22 septembre 2011

Les places boursières sont déprimées par les propos de la Réserve fédérale américaine, qui a dressé mercredi un bilan sombre de l'économie et par la publication de données qui indiquent un ralentissement de la croissance dans le monde.

En Europe, le secteur privé s'est contracté pour la première fois en deux ans. En Chine, un indice révèle que le secteur manufacturier s'est contracté pour un troisième mois de suite en septembre.

La Chine pourrait donc ne pas jouer le rôle, attendu, du moteur de la croissance mondiale dans la crise actuelle.

En Europe et en Asie, les bourses sont tombées à un nouveau creux en un an. Les reculs dépassent les 5 % à Paris et les 4 % pour la plupart des autres places boursières européennes et asiatiques, jeudi matin.

Les investisseurs doutent également de l'efficacité des mesures de relance présentées mercredi par la Réserve fédérale américaine (Fed). Dans son communiqué, la Fed admet qu'il est « difficile d'estimer avec précision » le degré de soutien à l'économie que le programme « Twist » va apporter.

Les spécialistes en titres obligataires sondés par l'agence Reuters évaluent à seulement 15 % les chances que cette opération donne un véritable coup de fouet à l'économie américaine.

Le huard chute

Dans ce contexte, les investisseurs achètent des devises américaines qui sont perçues comme une valeur sûre lors d'instabilités financières. Le dollar américain a atteint un sommet en sept mois par rapport à plusieurs devises.

Le dollar canadien a perdu 2,47 ¢US pour atteindre 96,96 ¢US, à un creux en près d'un an. Le dollar canadien est lié notamment aux fluctuations du prix du baril de pétrole. L'économie canadienne repose en grande partie sur ses richesses naturelles.

mercredi 21 septembre 2011

Nouveau coup de pouce de la Fed en vue pour l'économie

Publie le 21 septembre 2011 7h20

La Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait annoncer mercredi une nouvelle mesure extraordinaire de soutien à l'économie américaine.

Réuni depuis mardi à Washington, le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) doit publier vers 14h15 le communiqué rendant compte de ses décisions.

Les analystes estiment majoritairement que les dirigeants de la Réserve fédérale, malgré leurs divisions sur le sujet, vont choisir d'augmenter le soutien déjà exceptionnel de la banque centrale à l'économie américaine, dont la reprise apparaît enlisée depuis le début de l'année.

L'hypothèse la plus couramment admise serait que le Comité annonce une nouvelle action pour faire baisser les taux d'intérêt à long terme, sur le modèle de l'«opération Twist» qu'elle avait menée en 1961.

Selon ce scénario, la Fed convertirait une partie des obligations d'État américaines à court terme qu'elle détient en titres du Trésor à plus long terme, son taux directeur étant maintenu à quasi zéro comme depuis décembre 2008.

La Réserve fédérale a racheté des titres financiers à coups de milliers de milliards de dollars depuis 2008 pour aider le pays à passer la crise.

En faisant basculer vers le long terme la maturité moyenne de son portefeuille, elle pourrait faire baisser encore un peu plus les taux d'intérêt à long terme dans le but de stimuler l'investissement sans avoir à créer de monnaie comme elle le fait lorsqu'elle procède à des achats nets de titres.

Le Fonds monétaire international a annoncé mardi avoir revu en très forte baisse sa prévision de croissance économique pour les États-Unis, à 1,5% pour 2011, et 1,8% pour 2012, ce qui est en théorie insuffisant pour permettre d'espérer une baisse du taux de chômage du pays, qui était à 9,1% en août.

L'inflation grimpe à 3,1% au Canada


Publie le 21 septembre 2011

Le taux annuel d'inflation a augmenté de 0,4 point de pourcentage le mois dernier au Canada.

Il a atteint 3,1%, alors qu'il était estimé à 2,7% en juillet, principalement en raison de prix plus élevés pour l'essence et les aliments achetés au magasin.

Statistique Canada a précisé que les prix de l'énergie avaient progressé de 13,4% au cours de la période de 12 mois se terminant en août, après avoir enregistré une hausse de 12,9% en juillet.

Les consommateurs ont payé 5,0% de plus pour les aliments achetés au magasin et 2,7% de plus pour les aliments achetés au restaurant.

Sur une base mensuelle désaisonnalisée, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% de juillet à août, après avoir progressé de 0,1% de juin à juillet.

Parmi les provinces, le Nouveau-Brunswick a affiché l'augmentation la plus importante des prix à la consommation. Le taux annuel d'inflation se situait à 4,1% dans la province, alors qu'il se situait à 3,8% le mois précédent.

Au Québec, le taux d'inflation se situait à 3,4% en août, comparativement à 3,3% en juillet. D'une année à l'autre, les prix de l'essence ont connu une hausse de 27,1% dans la province. Les consommateurs ont aussi payé plus cher le mazout et les aliments achetés au restaurant.

En Ontario, les prix à la consommation ont augmenté de 3,1%, après avoir enregistré une hausse de 3,0% en juillet.

L'indice de référence de la Banque du Canada a augmenté de 1,9% au cours de la période de 12 mois se terminant en août, après avoir enregistré une hausse de 1,6% en juillet.

L'indice de référence mensuel désaisonnalisé a augmenté de 0,3% en août, soit la même hausse que celle observée en juillet.

lundi 19 septembre 2011

Les divisions en Europe font replonger les Bourses


Vers 4h45, Paris plongeait de 2,40%, Francfort de 2,55%, Londres de 1,85%, Milan de 1,84% et Madrid de 1,86%.


Publie le 19 septembre 2011

Les divisions au sein de la zone euro et l'absence d'avancées concrètes sur le dossier grec ont fait replonger les Bourses européennes lundi, effaçant le semblant d'optimisme retrouvé la semaine passée.

La réunion de deux jours des ministres des Finances européens en Pologne s'est soldée par un échec.

Non seulement les responsables européens se sont montrés très divisés, mais en plus ils n'ont guère avancé sur la mise en place du second plan d'aide à la Grèce. Autant d'éléments propres à raviver le spectre, particulièrement présent depuis cet été, d'un défaut de paiement de la Grèce.

«Aucune décision n'a été prise pendant la réunion de l'Eurogroupe de ce week-end. Malgré la nécessité d'agir, les dirigeants européens font toujours preuve de lenteur et n'ont toujours pas ratifié les mesures promises le 21 juillet», relèvent les analystes de Saxo Banque dans une note.

Le manque de réponse «n'est pas susceptible d'apaiser rapidement les inquiétudes des investisseurs. La valorisation des marchés européens restera faible tant que les investisseurs n'auront pas le sentiment qu'une solution durable n'a pas été trouvée pour la Grèce», renchérissent les économistes du courtier Aurel BGC.

Si une certaine prudence avait été conservée avant le week-end, de nombreuses Bourses, comme Wall Street ou Francfort ayant terminé en hausse, la réaction des places financières lundi matin était sans équivoque.

Les Bourses asiatiques -Tokyo était fermé- ont fini en baisse, Hong Kong de 2,76%, Shanghai de 1,79%, Sydney de 1,64% et Séoul de 1,04%. Les Bourses européennes ont ouvert sur une forte chute.

Vers 4h45, Paris plongeait de 2,40%, Francfort de 2,55%, Londres de 1,85%, Milan de 1,84% et Madrid de 1,86%.

Les valeurs bancaires en Europe étaient encore une fois les premières victimes, même si l'agence d'évaluation financière Moody's a prolongé vendredi la période d'examen de la note de l'Italie, qu'elle envisage d'abaisser. Des rumeurs de dégradation avaient pesé sur plusieurs titres bancaires.

Dans la matinée, à la Bourse de Paris, BNP Paribas perdait ainsi 2,54% et Société Générale 4,17%.

La Grèce sera une nouvelle fois lundi au coeur de toutes les attentes, avec la tenue à 8h00 d'une téléconférence avec la troïka représentant les créanciers du pays, à savoir la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Le pays essaiera de montrer qu'il respecte ses engagements budgétaires, seul moyen d'obtenir le versement de la prochaine tranche de prêts internationaux de 8 milliards d'euros, une décision attendue finalement attendue qu'en octobre.

Le représentant permanent du FMI à Athènes, Bob Traa, a affirmé dès lundi matin que des économies budgétaires supplémentaires seront «nécessaires».

Conscient de la gravité de la situation, le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos a déclaré que la semaine qui s'ouvre «est une semaine très difficile pour le pays, pour la zone euro et pour moi».

«Il faut avant tout respecter notre objectif pour 2011, réduire le déficit à 1,8 milliard d'euros», a-t-il souligné.

«Notre objectif est d'arriver à un excédent budgétaire en 2012», a-t-il assuré, mais pour atteindre cet objectif, «il faut prendre maintenant des décisions de caractère historique».

Le gouvernement grec a annoncé dès dimanche qu'il procèderait à de nouvelles mesures d'économies en 2012 pour réduire le secteur public.

En l'absence d'indicateur économique majeur, les investisseurs seront également attentifs, à 10h00, au discours du président des États-Unis, Barack Obama, qui devrait proposer une nouvelle réduction du déficit de 3000 milliards de dollars.

jeudi 15 septembre 2011

Ce que nous réserve l'automne boursier


Les Bourses doivent se relever de plus de 8% aux États-Unis et de près de 10% au Canada d'ici la fin de l'année simplement pour que les investisseurs sortent indemnes de cette année marquée par une augmentation sensible de la volatilité des places boursières dans le monde.


Publie le 15 septembre 2011

(Montréal) Les leçons de 2008-2009 sauveront-elles la mise cette fois-ci?

D'un côté, le risque d'être emporté par une spirale à la baisse des marchés boursiers comme en 2008-2009. De l'autre, l'espoir de récupérer les pertes subies jusqu'à maintenant en 2011. À une semaine de l'arrivée de l'automne, la confusion règne plus que jamais chez les investisseurs. Étant donné l'ampleur des variations quotidiennes, qui peut les blâmer?

On ne peut sûrement pas exclure la possibilité d'une nouvelle spirale à la baisse, concède Stéfane Marion, économiste et stratège en chef à la Financière Banque Nationale. «Une faillite de la Grèce, ou une exclusion de la zone euro, qui s'effectuerait de façon désordonnée pourrait certainement avoir un impact boursier similaire à celui déclenché par la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008», dit-il.

Par ailleurs, l'état actuel des marchés est très différent de ce qu'il était lorsque la crise financière s'est amorcée, à la fin de l'été 2007. La complaisance était alors bien ancrée. L'indice de volatilité VIX qui mesure le niveau de peur chez les investisseurs avait fluctué entre 10 et 20 durant les quatre années précédant la crise financière. Il avait même touché un bas de 9,39 en janvier 2007. «La crise a éclaté alors que les investisseurs faisaient preuve d'une complaisance aveugle», rappelle Ismaël Chiadmi, vice-président principal chez Montrusco Bolton.

Le VIX se situe aujourd'hui à plus de 42. Un niveau de peur aussi élevé indique que les grands investisseurs, tels les caisses de retraite et les hedge funds, sont bien conscients cette fois-ci de l'ampleur des problèmes qui menacent la stabilité économique et financière de l'Europe et de l'Amérique du Nord. On peut croire alors qu'ils ont déjà positionné leurs portefeuilles en conséquence, s'étant éloignés des secteurs plus vulnérables, telles les financières. Ils seront ainsi moins enclins à la panique à l'occasion des prochaines mauvaises nouvelles.

Il en va de même des gouvernements et des banques centrales. Ils connaissent beaucoup mieux aujourd'hui la santé financière des banques, soutient François Dupuis, économiste en chef au Mouvement Desjardins. «Cela rend peu probable un scénario apocalyptique, dit-il.Ce qui pourrait faire très mal aux marchés, c'est ce qui n'est pas anticipé, un événement que l'on n'aperçoit pas encore sur le radar.»

De plus, il est encourageant de constater que, bien que l'appareil politique américain soit devenu dysfonctionnel en raison d'impératifs purement électoraux, les marchés nord-américains tiennent bien le coup depuis un mois. Ils ne sont pas plus bas aujourd'hui qu'ils ne l'étaient après la sévère correction du début du mois d'août.

Pourra-t-on effacer l'encre rouge?

Les Bourses doivent se relever de plus de 8% aux États-Unis et de près de 10% au Canada d'ici la fin de l'année simplement pour que les investisseurs sortent indemnes de cette année marquée par une augmentation sensible de la volatilité des places boursières dans le monde. Est-ce possible?

Si le président Obama réussit à faire accepter son plan de relance de l'emploi et que la Réserve fédérale continue de coopérer, les marchés pourraient regagner le terrain perdu d'ici la fin de l'année, croit François Dupuis. «Mais les données économiques ne doivent pas s'effondrer», prévient-il.

À la Financière Banque Nationale, la cible pour l'indice américain S&P 500 est à 1250, ce qui nous ramènerait au point de départ du début de l'année. Quant au marché canadien, la cible est de 13 000, quelque 500 points de moins qu'en début d'année. «Mais il faudra que s'atténue l'incertitude politique qui mine actuellement les marchés», dit Stéfane Marion.

vendredi 9 septembre 2011

Wall Street ouvre à la baisse, peu rassurée par le discours d'Obama


Publie le 9 septembre 2011

La Bourse de Wall Street a ouvert en baisse vendredi, peu convaincue par le plan de relance de l'emploi de 447 milliards de dollars présenté la veille par le président américain Barack Obama: le Dow Jones perdait 1,54% et le Nasdaq 1,18%.

Vers 13h40 GMT (9h40, heure de Montréal), Dow Jones Industrial Average perdait 174,14 points à 11 121,67 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 29,78 points à 2499,36 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 1,43% (16,99 points) à 1168,91 points.

La place new-yorkaise avait terminé jeudi en nette baisse: le Dow Jones avait abandonné 1,04%, le Nasdaq 0,78% et le S&P 500 1,06%.

Alors que le chômage stagne à des niveaux élevés (9,1%) et que l'économie américaine peine à créer davantage de richesse, Wall Street n'était que peu convaincue par l'«American Jobs Act» (projet de loi pour l'emploi américain) dévoilé hier par M. Obama devant le Congrès.

«Des doutes persistent sur la capacité des élus à s'entendre rapidement», a commenté Andrea Kramer de Schaeffer Investment Research, en allusion au bras de fer de l'administration démocrate avec l'opposition républicaine, majoritaire à la Chambre des représentants et dotée d'une minorité de blocage au Sénat.

«Le président peut espérer que le Congrès suive son appel à agir promptement, mais il n'en reste pas moins que son discours constitue le début d'un long processus de révision des nombreux points cibles de critiques», ont noté les analystes de Nomura, alors que Wall Street attend une action rapide.

Les marchés étaient en outre affectés par les mauvaises performances des places boursières européennes, où les valeurs bancaires dévissaient sur fond de rumeurs sur leur mauvaise santé financière.

Le marché obligataire évoluait sans direction. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 1,958% contre 1,986% jeudi soir et celui du bon à 30 ans grimpait à 3,312% contre 3,310% la veille.

À deux jours de la commémoration du 10e anniversaire des attentats du 11-Septembre, la secrétaire d'État Hillary Clinton a ouvert la séance à Wall Street, entourée de pompiers, policiers, dirigeants politiques et financiers en poste lorsque deux avions ont frappé les tours du World Trade Center, il y a 10 ans.
Partager


mercredi 7 septembre 2011

Wall Street en net rebond dans le sillage des marchés européens


Publie le 7 septembre 2011

La Bourse de New York évoluait en nette hausse mercredi en matinée, redynamisée par des nouvelles encourageantes concernant la crise de la dette en zone euro et le plan que doit proposer la Maison Blanche pour relancer l'emploi.

Vers 10h10, le Dow Jones Industrial Average prenait 1,49% ou 165,97 points à 11 305,27 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,76% ou 43,48 points à 2517,31 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 progressait de 1,71% ou 19,95 points à 1185,19 points.

À Toronto, le S&P TSX gagnait 0,45% ou 56,76 points à 12 575,30 points.

Mardi, Wall Street avait fini en baisse pour la troisième séance d'affilée, tout en résistant à la panique qui avait saisi les marchés la veille en Europe: le Dow Jones avait perdu 0,90%, le Nasdaq 0,26% et le S&P 500 0,74%.

La Cour constitutionnelle allemande a jugé légales mercredi les aides de Berlin pour lutter contre la crise de la zone euro, à savoir la première aide à la Grèce en 2010 et la mise en place du fonds de secours européen.

«Ce jugement était attendu, mais il n'en constitue par moins un soulagement», a commenté Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

«En premier lieu, la Cour n'ajoute pas au chaos qui entoure les accords sur la dette souveraine en Europe, et ensuite, le marché se rend compte que rien n'est gagné d'avance sur ces questions», a-t-il ajouté.

Les places financières européennes évoluaient en forte hausse, Francfort gagnant près de 4%.

Par ailleurs, «la confiance du marché est dopée» par le discours que doit prononcer jeudi soir le président américain Barack Obama devant le Congrès, «pendant lequel il pourrait dévoiler un plan de 300 milliards de dollars», a relevé Andrea Kramer, de Schaeffer's Investment.

Selon l'agence Bloomberg, cette injection de fonds dans le circuit économique prendrait la forme de réductions d'impôts, de dépenses d'infrastructures et d'aides accordées aux États et aux collectivités locales.

Yahoo! bondissait de 5,03% à 13,56 dollars. Le groupe internet a remercié la directrice générale Carol Bartz, en poste depuis moins de trois ans, remplacée provisoirement par Tim Morse, actuel directeur financier.

Les investisseurs saluaient également la réorganisation opérée par Bank of America (+4,43% à 7,30 dollars), qui a nommé deux nouveaux directeurs opérationnels. L'établissement s'est séparé du responsable de la division de services bancaires aux clients individuels et petites entreprises, Joe Price, ainsi que de la responsable des divisions de gestion de fortune et d'investissement Sallie Krawcheck, une des vedettes de Wall Street.

Google prenait 1,55% à 529,65 dollars. Le gouvernement chinois a renouvelé la licence d'exploitation du géant de l'internet, longtemps en délicatesse avec Pékin au sujet de la censure, qui va pouvoir continuer à travailler pendant un an sur le plus gros marché internet du monde.

Dans le secteur pétrolier, Chevron montait de 2,76% à 98,25 dollars. Il a annoncé la découverte de pétrole lors d'un forage dans le golfe du Mexique, au large des côtes de Louisiane.

ConocoPhillips (+1,93% à 66,96 dollars) a mis en place un fonds lié à une fuite de pétrole en Chine qui a pollué des milliers de km2 dans le golfe du Bohai (nord-est du pays).

Le marché obligataire se repliait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans remontait à 2,048% contre 1,979% mardi soir et celui du bon à 30 ans à 3,361% contre 3,239% la veille.

À Toronto

La Bourse de Toronto a ouvert la journée à la hausse mercredi à la suite de l'annonce de la Banque du Canada qui a décidé de laisser son taux directeur inchangé.

Le S&P TSX gagnait 0,45% ou 56,76 points à 12 575,30 points, alors que le dollar canadien se transigeait à 101,11 cents US, en hausse de 0,08 cent.

Les taux d'intérêt resteront peu élevés au cours des prochains mois au Canada.

La Banque du Canada a décidé de laisser son taux directeur inchangé à un pour cent.

Le Groupe ADF a vu ses profits décroître de 7 % pour s'établir à 774 000 $ au deuxième trimestre.

Statu quo à la Banque du Canada


Publie le 7 septembre 2011

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 1 %. La Banque centrale admet toutefois que les risques qui pèsent sur l'économie canadienne se sont aggravés depuis son dernier bilan.

« La crise de la dette souveraine en Europe s'est intensifiée, une vaste gamme de données ont révélé un ralentissement de la croissance mondiale et la volatilité sur les marchés financiers s'est fortement accrue », précise l'institution dans sa décision.

Elle note également les difficultés que traversent les États-Unis en citant les données révisées qui démontrent que la récession a été plus importante et la reprise plus modeste.

De plus, les consommateurs américains, dont leurs dépenses comptent pour les deux tiers de l'économie, devraient restreindre encore davantage leurs dépensent, explique la Banque du Canada.

La situation en Europe a aussi pesé dans la décision de la Banque du Canada. « Les difficultés budgétaires et financières aiguës en Europe ont engendré une baisse généralisée de l'appétit pour le risque et pourraient entraîner des bouleversements plus graves sur les marchés financiers mondiaux », note la Banque.

La semaine dernière, Statistique Canada rapportait que le PIB s'est contracté de 0,4 % au deuxième trimestre, en raison d'un recul des exportations. Depuis quelques mois, le dollar canadien vaut davantage que la devise américaine ce qui rend les produits canadiens plus coûteux aux États-Unis.

Les 27 économistes sondés par l'agence Bloomberg anticipaient que la Banque du Canada laisse son taux directeur inchangé.

Quant au Canada, la Banque s'attend à ce que la croissance reprenne au deuxième semestre.

Le taux cible de financement à un jour au pays est à 1 % depuis septembre 2010.

mardi 6 septembre 2011

Verizon Communications (VZ) Trading Near $35.23 Support Level

Publie le 6 septembre 2011

Verizon Communications (NYSE:VZ) closed Friday's losing trading session at $35.56. In the past year, the stock has hit a 52-week low of $29.69 and 52-week high of $38.95. Verizon Communications (VZ) stock has been showing support around $35.23 and resistance in the $36.11 range. Technical indicators for the stock are Bearish and S&P gives Verizon Communications (VZ) a neutral 3 STARS (out of 5) hold rating. For a hedged play on Verizon Communications (VZ), look at the Nov '11 $36.00 covered call for a net debit in the $34.45 area. That is also the break-even stock price for this trade. This covered call has a duration of 74 days, provides 3.12% downside protection and an assigned return rate of 4.50% for an annualized return rate of 22.19% (for comparison purposes only). A lower-cost hedged play for Verizon Communications (VZ) would use a longer term call option in place of the covered call stock purchase. To use this strategy look at going long the Verizon Communications (VZ) Jan '13 $25.00 call and selling the Nov '11 $36.00 call for a total debit of $9.59. The trade has a lifespan of 74 days and would provide 2.73% downside protection and an assigned return rate of 14.70% for an annualized return rate of 72.52% (for comparison purposes only). Verizon Communications (VZ) has a current annual dividend yield of 5.39%. [FBB-Seven Summits Research]

Taux directeur au Canada: le statu quo... pour longtemps


Publie le 6 septembre 2011

(Montréal) Rarement, l'actualité économique et financière n'aura évolué plus rapidement que durant l'été qui s'achève.

Tout aussi rarement, le scénario sur lequel se fonde la Banque du Canada pour l'élaboration de sa politique monétaire n'aura paru aussi caduc, à la veille de sa date de fixation de son taux directeur.

Le 19 juillet dernier, la Banque le reconduisait à 1% une nouvelle fois, mais prévenait qu'elle «réduira en partie la détente monétaire considérable en place».

Le 31 mai, elle avait annoncé plutôt sa réduction «le moment venu».

Le retrait de cette petite locution circonstancielle de temps avait amené la plupart des parieurs à se disputer entre un premier tour de vis en un an, dès septembre ou en octobre au plus tard.

Plus personne aujourd'hui ne croit à une hausse avant l'été 2012, au plus tôt. Il s'en trouve même beaucoup à miser sur une baisse, dès l'hiver.

Même le Comité de politique monétaire fantôme de l'Institut C.D. Howe, pourtant très sensible aux velléités inflationnistes présentes, recommande à l'unanimité le maintien du taux directeur à 1% pour le reste de l'année.

Il ne fait plus aucun doute que les emprunteurs auront des conditions avantageuses exceptionnelles pendant encore plusieurs mois, s'il n'en tient qu'à notre banque centrale. Elle s'inquiète pourtant du niveau élevé d'endettement des ménages.

La Banque tablait en juillet sur une croissance réelle annualisée de 1,5% de l'économie canadienne. Elle aura plutôt reculé de 0,4%. (On note cependant une croissance de 2,0% de la taille de l'économie, si on la mesure en dollars d'aujourd'hui pour refléter l'appréciation des prix des matières premières durant le printemps.)

Aux États-Unis

C'est cependant les risques extérieurs qui se sont surtout accrus depuis la mi-juillet.

Du côté américain, premier marché de nos exportateurs, le choc estival a été brutal: révision prononcée de la croissance depuis le début de l'année et même depuis la récession, psychodrame au Congrès autour du relèvement du plafond de la dette qui a laissé pantois consommateurs et investisseurs, décote de la qualité de la dette américaine par Standard&Poor's et, surtout, taux de chômage qui s'accroche au-dessus des 9%.

Devant cette situation, la Réserve fédérale a jugé opportun d'annoncer conditionnellement le gel de son taux directeur au moins pendant deux ans. Il évolue dans une fourchette de 0% à 0,25% depuis décembre 2008.

L'engament de la Fed limite la marge de manoeuvre de notre banque centrale, si le passage à vide du printemps devait être suivi par une certaine accélération de la croissance. Tout nouveau tour de vis renforcerait le huard et affaiblirait la position concurrentielle des manufacturiers exportateurs.

Le 26 août, le président de la Fed Ben S. Bernanke a en outre indiqué à Jackson Hole que la prochaine réunion du Comité de politique monétaire durerait deux jours plutôt qu'un, afin de jauger de nouvelles initiatives de détente monétaire non orthodoxes. Il n'a pas précisé lesquelles.

Risques chinois et européens

Dans le contexte présent, ce n'est toutefois pas le risque le plus grand. La gestion de la dette souveraine européenne inquiète au point de faire la joie des spéculateurs. Ils parient sur l'éclatement de la zone euro en usant massivement du dangereux produit dérivé qu'est le swap de défaillance (CDS). Cela a pour effet d'augmenter les coûts d'emprunts des pays les plus faibles.

Et puis, il y a le risque chinois. La deuxième économie du monde ralentit comme souhaité par sa banque centrale qui cherche à contenir l'inflation à 4%. Mais négocier un ralentissement est toujours un exercice délicat.

C'est seulement le 26 octobre que la Banque du Canada refondra son scénario économique, sur la base d'une nouvelle évaluation du potentiel de l'économie canadienne.

C'est une raison suffisante, pour les non-spéculateurs, de maintenir le statu quo, demain.

vendredi 2 septembre 2011

Un mois d'août mouvementé en Bourse: la volatilité est là pour rester


Au terme d'un mois rempli d'émotions, le S&P 500 a reculé de 5,7% en août et le TSX de 1,4%. À quoi s'attendre en septembre?

Publie le 2 septembre 2011

Ouf, août est derrière nous. Après avoir frôlé le désastre, les Bourses en Amérique du Nord se sont ressaisies dans les deux dernières semaines pour limiter les dégâts. Au terme d'un mois rempli d'émotions, le S&P 500 a reculé de 5,7% en août et le TSX de 1,4%. À quoi s'attendre en septembre? À encore beaucoup de volatilité. Dans ce contexte, les secteurs défensifs qui ont obtenu de bons résultats depuis le début de l'année sont susceptibles de continuer de surpasser le marché en général.

Aux titres de consommation de base, des services publics et des télécommunications, qui se sont tous démarqués, il faut ajouter les actions aurifères au Canada. Les matériaux, dont les aurifères sont une des composantes, ont avancé de 5,1%, les télécommunications de 3,9% et les services publics de 2,4%. Les banques ont tenu le coup, avec un mince "0,4%.

«Ce qui a vraiment aidé le Canada, c'est la performance extraordinaire du sous-secteur aurifère qui a crû de 11,5% en août», dit Stéfane Marion, économiste en chef et stratège à la Banque Nationale.

Le marché américain était, au pire moment, en recul de 18% par rapport à son sommet atteint en avril 2011. Au 31 août, la baisse du S&P n'était plus que de 10% par rapport à son récent sommet. Ce sont notamment les sociétés du secteur de la santé qui tirent leur épingle du jeu.

Les compagnies pharmaceutiques américaines ont fait preuve de résilience dans un marché hostile. Pfizer a fait du surplace dans le dernier mois, Merck a perdu 1% tandis que GlaxoSmithKline se permettait d'avancer de 4,8%. Depuis un an, Glaxo et Bristol Myers Squibb sont en hausse de 14%, tandis que Pfizer a gagné 20%.

Les initiés achètent en masse

«Les investisseurs doutent de la viabilité de la reprise économique», constate Pierre Lapointe, stratège mondial chez le courtier Brockhouse Cooper. Ce scepticisme se traduit par une baisse de l'indice de confiance du consommateur.

Cela dit, les dirigeants d'entreprise ont davantage confiance, souligne-t-il. Les initiés aux États-Unis achètent comme jamais, un signe positif, d'après lui. Le stratège se réjouit aussi que les prévisions de bénéfices futurs des sociétés aient été à la hausse en août aux États-Unis.

La volatilité sera au rendez-vous en septembre compte tenu du contexte politique en Europe comme aux États-Unis, prédisent les experts. «Le fait que messieurs Obama et Boehner (républicain, président de la Chambre des représentants) ne s'entendent même pas sur une date pour le discours du président Obama soulève des doutes quant aux possibilités que les deux s'accordent sur les moyens juridiques à mettre en oeuvre pour exécuter quoi qu'il se trouve dans ce plan», écrit Dave Rosenberg, stratège chez Gluskin Sheff, dans sa note matinale.

Pour que les entreprises redéploient leurs liquidités, qui sont abondantes, dans l'économie, encore faut-il qu'elles connaissent les règles du jeu, de dire Stéfane Marion. «Quels seront les impôts des sociétés? Quelles seront les nouvelles taxes? Quels seront les services qui seront coupés?» se demande-t-il.

Celui-ci s'attend à une forme d'injection de liquidités en provenance des États-Unis et du Japon, notamment. En absence de menaces inflationnistes, les pays émergents pourraient en outre cesser leur resserrement monétaire. Le cas échéant, on se dirigerait vers un assouplissement des conditions monétaires dans le monde en deuxième partie d'année.

Prudence, boursicoteurs

Aux boursicoteurs, M. Marion recommande tout de même de modérer leurs achats compte tenu de l'incertitude politique qui prévaudra à l'automne.

De son côté, le professeur de HEC Montréal Maurice Marchon ne croit pas à une récession, à moins de catastrophe. «C'est rare qu'on ait une récession quand il n'y a pas de resserrement monétaire, fait-il remarquer. À moyen terme, je demeure optimiste pour le marché des actions.»

De quoi septembre sera fait? Avant de se commettre, Pierre Lapointe préfère attendre les chiffres sur l'emploi aux États-Unis aujourd'hui et surtout le discours d'Obama sur l'emploi la semaine prochaine.

Richard Morin, gestionnaire de portefeuille de type momentum chez Landry Morin, a acheté des titres aurifères fin août au Canada et des pharmaceutiques aux États-Unis.

La première séance de septembre s'est terminée à la baisse à Toronto comme à New York. Le Dow Jones perd 120 points ou 1% à 11 493; le S&P500 cède 14,5 points ou 1,2% à 1204 points et le NASDAQ termine la journée à 2546 points, en perte de 33 points ou 1,3%. Aux États-Unis, les 10 secteurs du S&P500 sont en baisse. Le secteur financier recule de 1,9%, la pire performance de la journée. Suivent les titres industriels et les matériaux.

Au Canada, le S&P/TSX concède 67,96 points ou 0,53%, à 12 700,74. Les aurifères ont monté, mais les titres énergétiques et ceux du secteur de la consommation discrétionnaire ont baissé en raison des craintes de ralentissement économique.