
Publie le 22 septembre 2011
Les places boursières sont déprimées par les propos de la Réserve fédérale américaine, qui a dressé mercredi un bilan sombre de l'économie et par la publication de données qui indiquent un ralentissement de la croissance dans le monde.
En Europe, le secteur privé s'est contracté pour la première fois en deux ans. En Chine, un indice révèle que le secteur manufacturier s'est contracté pour un troisième mois de suite en septembre.
La Chine pourrait donc ne pas jouer le rôle, attendu, du moteur de la croissance mondiale dans la crise actuelle.
En Europe et en Asie, les bourses sont tombées à un nouveau creux en un an. Les reculs dépassent les 5 % à Paris et les 4 % pour la plupart des autres places boursières européennes et asiatiques, jeudi matin.
Les investisseurs doutent également de l'efficacité des mesures de relance présentées mercredi par la Réserve fédérale américaine (Fed). Dans son communiqué, la Fed admet qu'il est « difficile d'estimer avec précision » le degré de soutien à l'économie que le programme « Twist » va apporter.
Les spécialistes en titres obligataires sondés par l'agence Reuters évaluent à seulement 15 % les chances que cette opération donne un véritable coup de fouet à l'économie américaine.
Le huard chute
Dans ce contexte, les investisseurs achètent des devises américaines qui sont perçues comme une valeur sûre lors d'instabilités financières. Le dollar américain a atteint un sommet en sept mois par rapport à plusieurs devises.
Le dollar canadien a perdu 2,47 ¢US pour atteindre 96,96 ¢US, à un creux en près d'un an. Le dollar canadien est lié notamment aux fluctuations du prix du baril de pétrole. L'économie canadienne repose en grande partie sur ses richesses naturelles.
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