jeudi 27 octobre 2011

Les Bourses soulagées par l'accord en Europe

Publié le 27 octobre 2011

Wall Street et Bay Street ont ouvert en nette hausse jeudi, soulagées par le plan d'action enfin mis sur pied dans la zone euro, les chiffres de la croissance venant par ailleurs confirmer la reprise de l'économie américaine.

> Les Bourses mondiales euphoriques

À 10h19 sur Bay Street, l'indice S&P/TSX gagnait 201 points (1,65%) à 12 387 points.

Vers 10h00, le Dow Jones Industrial Average avançait de 250,89 points (2,11%) à 12 137,03 points, passant la barre des 12 000 points pour la première fois depuis le 1er août et la dégringolade due au refus du Congrès américain d'augmenter le plafond de la dette des États-Unis.

Le Nasdaq, à dominante technologique, gagnait 69,51 points (2,62%) à 2723,73 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 avançait de 2,60% (32,27 points) à 1275,18 points.

La Bourse new-yorkaise avait terminé dans le vert mercredi, les investisseurs pariant sur un dénouement proche dans le dossier de la crise de la dette européenne: le Dow Jones avait gagné 1,39% et le Nasdaq 0,46%.

Les marchés craignaient que les Européens n'accouchent d'un plan manquant de clarté mais finalement le sommet de Bruxelles «a apporté les détails (attendus) dans trois domaines clés dont nous avions besoin pour éviter une contagion de la crise de dette dans la région», ont commenté les analystes de Charles Schwab.

À l'issue d'un sommet qui s'est poursuivi tard dans la nuit, les dirigeants de la zone euro ont établi un plan en trois volets.

Un accord a d'abord été conclu avec les banques qui porte sur un renoncement de 50% de leurs créances, soit cent milliards d'euros.

Athènes recevra en outre fin 2014 de nouveaux prêts de l'Europe et du Fonds monétaire international (FMI), de 100 milliards d'euros également, dans le cadre d'un programme qui remplace celui de 109 milliards d'euros décidé le 21 juillet.

En échange de l'effort demandé au secteur bancaire, un compromis a été trouvé pour recapitaliser les établissements européens qui en auraient besoin.

Concrètement, les besoins ont été chiffrés à 106 milliards d'euros par l'Autorité bancaire européenne (EBA) dont 8,8 milliards pour les banques françaises. Toutefois, les marchés estiment qu'ils sont nettement supérieurs et le FMI a parlé de 200 milliards d'euros.

Au-delà, les responsables européens ont décidé de démultiplier la puissance de feu de leur fonds de secours financier pour les pays en difficulté (FESF) en la portant à 1000 milliards d'euros dans un premier temps, contre 440 milliards actuellement.

«La Bourse semble impatiente d'en finir avec la morosité et le catastrophisme entourant l'Europe et de se concentrer à nouveau sur ses fondamentaux», a dit Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Aux États-Unis en outre, le PIB américain a progressé de 2,5% pendant l'été, en rythme annualisé par rapport aux trois mois précédents, mieux que ce qu'attendaient les analystes.

Le marché obligataire évoluait en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 2,295% contre 2,203% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,317% contre 3,224% la veille.

lundi 10 octobre 2011

Wall Street en forte hausse, convaincue que l'Europe va enfin agir


Affectés depuis plusieurs semaines par les atermoiements des Européens, les investisseurs américains soulignaient cependant qu'une fois encore, Paris et Berlin ont retardé l'annonce de mesures très attendues.?


Publié le lundi 10 octobre 2011

La Bourse de New York évoluait en forte hausse lundi dans un marché convaincu que les dirigeants européens sont enfin décidés à agir pour assurer la stabilité des banques menacées par la crise de la dette: le Dow Jones décollait de 2,44 % et le Nasdaq de 3,03 %.

Vers Midi, le Dow Jones Industrial Average prenait 270,99 points à 11 374,11 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 75,18 points à 2 559,02 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 progressait de 2,81 % (32,45 points) à 1 187,91 points.

Vendredi, Wall Street avait fini en baisse: le Dow Jones avait cédé 0,18 %, le Nasdaq 1,10 % et le S&P 500 0,82 %.

Les marchés accueillaient avec optimisme les assurances données dimanche soir par le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel. Les leaders des deux premières économies de la zone euro ont promis une réponse à la crise de la dette avant début novembre et souligné leur accord «complet» sur une recapitalisation des banques.

«L'optimisme est soutenu par l'engagement pris ce week-end par la France et l'Allemagne de présenter un plan destiné à recapitaliser des banques à court de liquidités, de trouver une solution à la crise de la dette en Grèce et d'accélérer la coordination économique dans la zone euro avant le sommet du G20 début novembre», ont résumé les économistes de Charles Schwab.

«Le marché est réconforté par le fait que les Européens vont bientôt agir. La confiance est en train de se rétablir», a observé de son côté Peter Cardillo, chef économiste de Rockwell Global Capital.

Les valeurs bancaires carburaient avec les déclarations du couple franco-allemand: JPMorgan Chase gagnait 4,92 % à 32,21 dollars, Bank of America 4,92 % à 6,19 dollars, Citigroup 6,86 % à 26,32 dollars et Morgan Stanley 7,79 % à 15,35 dollars.

Inquiets depuis plusieurs semaines des atermoiements des Européens, les investisseurs américains soulignaient cependant qu'une fois encore, Paris et Berlin ont retardé l'annonce de mesures très attendues.

«Les deux dirigeants divergent sur de nombreux points entourant le sauvetage (des banques en difficulté), dont une éventuelle hausse du Fonds européen de stabilité financière (FESF), donc un accord n'est pas fait», a remarqué David Campione, du site d'analyse financière Briefing.com.

«Tant qu'il n'y aura pas davantage de conviction dans les achats et plus de clarté en Europe et dans le rythme de la croissance, la volatilité devrait rester élevée», a estimé Sameer Samana, analyste chez Wells Fargo Advisors.

Après avoir nettement reculé vendredi, le Nasdaq s'envolait, porté par certains titres vedettes.

Google prenait 3,51 % à 533,19 dollars: selon le Wall Street Journal, le géant d'internet est candidat au rachat du site américain de vidéos en ligne Hulu, aux côtés de Dish Network (+4,51 % à 27,36 dollars) et d'Amazon (3,20 % à 231,94 dollars).

Autre acteur majeur du domaine de la télévision sur internet, le loueur américain de vidéos Netflix avançait de 3,92 % à 121,81 dollars. Il a renoncé à proposer sur deux sites distincts ses services de locations de films sur support DVD et de visionnage de films en streaming, un projet qui avait fait plonger son action.

Moins d'une semaine après avoir présenté la dernière version de son téléphone, l'iPhone 4S, Apple a annoncé que les réservations pour cet objet avaient atteint un record avec un million de précommandes en une seule journée. Le groupe, qui dépasse ainsi le précédent succès établi par l'iPhone 4 de 600 000 réservations en 24 heures, se valorisait de 4,07 % à 384,86 dollars.

Le marché obligataire était fermé lundi à New York pour cause de Colombus Day, journée fériée aux États-Unis.

samedi 8 octobre 2011

Dollar canadien: la volatilité s'installe


Publié le 8 octobre 2011

(Montréal) Après avoir passé l'année confortablement installé au-dessus de la parité, le dollar canadien a bel et bien quitté le calme pour replonger dans les remous de la volatilité.

Les cambistes en ont eu une autre preuve, hier, alors que le huard a connu une autre journée mouvementée. L'oiseau est cette fois parti vers le haut, gagnant 2 cents US pour clôturer à 96,14 cents US.

«Depuis le début de l'année, le dollar canadien était resté dans une zone de confort et faisait partie des devises sans problèmes. Là, on est dans une zone de crisette et on va probablement finir l'année dans la turbulence», dit François Barrière, vice-président, développement des affaires, marchés internationaux, à la Banque Laurentienne.

Le dollar canadien a commencé à faire des siennes le 20 septembre, plongeant jusqu'à s'échanger sous les 94 cents US et évoluant en dents de scie depuis.

Pourquoi notre devise jusqu'ici inébranlable à la crise de la dette grecque et aux aléas de la politique américaine se met-elle à virevolter ainsi?

Frédéric Mayrand est premier vice-président, taux d'intérêt et changes, chez BNP Paribas Canada. Pour lui, c'est la peur que la crise ne finisse par ralentir les économies émergentes friandes de matières premières qui est l'élément déclencheur. «Il y a environ trois semaines, la donne a changé. Tout à coup, on a noté que la demande pour les matières premières semblait fléchir, et on a commencé à se dire que ça ne va peut-être pas aussi bien qu'on le pensait dans les marchés qui consomment des ressources», dit-il.

M. Mayrand souligne que l'indice Thomson Reuters/Jefferies CRB, qui reflète autant les prix des métaux et du pétrole que du coton et des denrées alimentaires, a chuté de 340 à 290 depuis un mois.

«Aussitôt qu'on a brisé le seuil technique, ça s'est emballé. Beaucoup d'acteurs qui jouent sur la devise fonctionnent avec des niveaux psychologiques. Quand on les franchit, il y a un effet d'entraînement et les mouvements sont exagérés», observe François Bélanger, directeur des marchés de change chez BMO Marchés des capitaux.

Selon lui, c'est ce qui explique en partie le fort rebond observé hier. L'optimisme déclenché par le Fonds monétaire international, qui a évoqué hier la possibilité d'intervenir dans la crise européenne, a aussi contribué à la situation. Les déclarations ont propulsé le baril de pétrole de 4,01$US, ou 5,31%, à New York, où il a clôturé à 79,68$US.

Stéfane Marion, économiste en chef à la Banque Nationale, note que le dollar canadien est tout de même moins malmené que les autres devises liées aux matières premières comme celles du Brésil, de l'Australie ou de la Nouvelle-Zélande.

Selon lui, le dollar canadien pourrait céder subitement jusqu'à 20 cents US advenant un scénario catastrophe de nouvelle crise du crédit planétaire. L'économiste mise tout de même sur un scénario plus optimiste et croit que «la tendance lourde, c'est un dollar canadien près de la parité».

Les experts interviewés hier s'attendent à ce que la volatilité sur le huard se poursuive jusqu'à la fin de l'année, avec un dollar canadien oscillant quelque part entre 90 et 98 cents US selon les différentes prévisions.

Les exportateurs et manufacturiers du Québec ont réagi de façon mitigée, hier, se réjouissant de la baisse du dollar mais pestant contre sa volatilité.

mardi 4 octobre 2011

Bourse: remontée spectaculaire en fin de séance


Publié le 4 octobre 2011 16h53

La Bourse de New York a signé un spectaculaire rebond mardi en fin de séance, effaçant les lourdes pertes enregistrées plus tôt sous l'effet des craintes de défaut de la Grèce. À Toronto, le S&P/TSX a aussi regagné des points, mais a terminé la journée dans le rouge.

Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average, qui avait fini la veille au plus bas depuis un an, a rebondi de 153,41 points (1,44%) à 10 808,71 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 68,99 points (2,95%) à 2404,82 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 2,25% (24,72 points) à 1123,95 points.

À Toronto, l'indice S&P/TSX a aussi remonté la pente en fin de séance mais a terminé la journée dans le rouge (-0,66% ou 73,93 points) à 11 177,91 points. À un certain moment, le S&P/TSX reculait de plus de 3% atteignant un creux à 10 848 points.

En nette baisse la quasi-totalité de la séance, l'indice phare de Wall Street est repassé dans le vert, puis engrangé de nets gains, dans le dernier quart d'heure d'échanges.

Le marché a signé «un rebond rageur», a constaté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

«Je pense que la baisse s'était épuisée», a-t-il expliqué. Pour autant, «c'est un bon signe. Cela pourrait vouloir dire que le marché a touché le fond, de manière temporaire».

La séance a une nouvelle fois été dominée par la crainte de voir la Grèce faire défaut, un événement aux conséquences potentiellement désastreuse pour le système financier.

Le gouvernement grec a reconnu dimanche qu'il n'atteindrait pas ses objectifs de réduction du déficit cette année. Dans la nuit de lundi à mardi, la zone euro a annoncé le report d'une nouvelle tranche d'aide financière, réclamant de nouvelles économies et des privatisations supplémentaires.

Apple a fini en baisse de 0,56% à 372,50 dollars. Le fabricant a présenté l'iPhone 4S, cinquième génération de son téléphone multifonctions, doté d'un processeur plus puissant que son prédécesseur et de commandes vocales. Il a été accueilli avec une certaine déception par les investisseurs, qui pour certains espéraient des innovations plus impressionnantes.

Le marché obligataire s'est stabilisé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'est établi à 1,781% contre 1,789% lundi soir et celui à 30 ans à 2,757% contre 2,761% la veille.

Vers un marché baissier généralisé


Publié le 4 octobre 2011

La crise de la dette entraîne de nouveau les bourses mondiales vers le bas. Cette crise pourrait faire de la banque franco-belge Dexia sa première victime.

Les marchés sont toujours dominés par la crainte d'un défaut de paiement de la Grèce et d'un retour en récession. Le président de l'Eurogroupe a déclaré lundi que la participation du secteur privé au second plan d'aide à la Grèce devra être revue pour tenir compte de la situation dégradée de l'économie et des marchés européens. Jean-Claude Juncke a fait cette déclaration à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Dans ce contexte, la banque Dexia, malmenée en bourse depuis plusieurs jours, a vu son titre chuter de plus de 35 %.

Plus de 500 millions d'euros de capitalisation boursière se sont envolés en quelques heures mardi matin.

Les clients retirent leur argent de leurs comptes Dexia. Les investisseurs parient sur un démantèlement de l'institution. Elle avait échappé de justesse à la faillite il y a trois ans et avait dû être renflouée à hauteur de 6,5 milliards de dollars.

Dexia tente depuis des années de se délester d'un portefeuille de plus de 100 milliards de dollars d'actifs à risque. Elle possède notamment des obligations grecques.

À l'ouverture des marchés à Paris et à Francfort, les indices reculaient de 2,5 %, tandis qu'à Londres et Milan, les pertes étaient autour de 2 %.
Chute de Lehman Brothers

Le géant de la finance et du système bancaire américain, Lehman Brothers, a fait faillite en 2008. Exposé aux prêts à haut risque, il s'est effondré faute d'avoir trouvé des repreneurs. La crise des prêts à haut risque a créé une crise financière mondiale secouant tout un pan de l'économie mondiale.

Les reculs se poursuivent en Amérique du Nord

Le morosité boursière est également palpable aux États-Unis et au Canada. La Bourse de Toronto affichait des pertes en début de journée. L'indice S&P/TSX reculait de 3,3 %. Au cours des six derniers mois, le TSX a perdu plus de 20 % de sa valeur affichant ainsi une tendance.

Le prix du baril de pétrole brut baissait de 1,78 $US pour se situer à 75,83 $US. Le dollar canadien perdait 0,49 ¢US pour coter 94,65 ¢US.

À New York, toutes les composantes de l'indice Dow Jones reculaient. Les pertes du Dow Jones étaient de 1,3 %. Cet indice phare de la Bourse de New York a effacé plus de 15 % de sa valeur au cours des six derniers mois. Quant au Nasdaq, il perdait 0,19 % mardi.

La Bourse de Toronto plonge de près de 400 points


Publié le 4 octobre 2011

Les Bourses de New York et Toronto chutaient de mardi, craignant de plus en plus un défaut de la Grèce.

Vers 10h30, le Dow Jones Industrial Average abandonnait 1,95% ou 207,86 points à 10 447,44 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,84% ou 19,51 points à 2316,32 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 1,15% ou 12,67 points à 1086,56 points.

À Toronto, le S&P TSX dégringolait de 3,4% ou 382,51 points à 10 869,33 points.

Lundi, Wall Street avait fini en forte baisse: le Dow Jones avait perdu 2,36%, le Nasdaq 3,29% et le S&P 2,85%.

La dégringolade se poursuivait mardi matin, en raison «d'inquiétudes persistantes quant à la capacité de la Grèce d'éviter un défaut», a expliqué Andrea Kramer, de Schaeffer's Investment.

Le gouvernement grec a reconnu dimanche qu'il n'atteindrait pas ses objectifs de réduction du déficit cette année. Dans la nuit de lundi à mardi, la zone euro a annoncé le report d'une nouvelle tranche d'aide financière, réclamant de nouvelles économies et de nouvelles privatisations.

Les investisseurs s'inquiètent des conséquences potentiellement catastrophiques d'un défaut du pays sur le système financier, d'autant que la banque franco-belge Dexia, au bord de l'asphyxie, court droit vers un démantèlement.

Dans ce contexte, les investisseurs seront très attentifs à l'intervention du président de la banque centrale des États-Unis, Ben Bernanke, devant le Congrès américain à partir de 14H00 GMT.

Le marché obligataire montait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 1,742% contre 1,789% lundi soir et celui à 30 ans à 2,718% contre 2,761% la veille.

mardi 27 septembre 2011

Un début de semaine dans le vert sur les marchés boursiers


Publié le 27 septembre 2011
Les principaux marchés boursiers en Amérique du Nord et en Europe ont clôturé en hausse lundi, après des reculs marqués la semaine dernière, espérant une intervention plus musclée des Européens contre la crise de la dette.

Toronto (S&P/TSX) : +2,13 %
New York (Dow Jones) : +2,53 %
New York (Nasdaq) : +1,35 %
Paris (CAC 40) : +1,75 %
Francfort (Dax) : -+2,87 %
Londres (FTSE 100) : +0,45 %

Certains analystes expliquent ce rebond par l'espoir d'une annonce en Europe, où les gouvernements et la Banque centrale européenne (BCE) pourraient soutenir le système bancaire.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a notamment dit que les Européens envisageaient de doter leur Fonds de secours d'instruments supplémentaires, au-delà de ceux décidés en juillet, pour lui donner « plus de force » face à la crise de la dette.

« Fondamentalement, ce ne sont rien d'autre que des espoirs d'amélioration. Par ailleurs, la chute a été tellement brutale qu'on a un petit rebond », a pour sa part affirmé Bart Melek de la Banque TD, interrogé par un journaliste de l'AFP à la Bourse de New York.

La semaine dernière a été éprouvante sur les marchés, plombés par la crainte d'un éventuel défaut de paiement de la Grèce, qui pourrait ébranler davantage le secteur bancaire européen déjà fragile.
Pertes pour la semaine du 19 septembre

Toronto (S&P/TSX) : -6,6 %
New York (Dow Jones) : -6,4 %
New York (Nasdaq) : -5,3 %
Paris (CAC 40) : -7,86 %
Francfort (Dax) : -7,25 %
Londres (FTSE 100) : -5,95 %

Le prix du pétrole a aussi rebondi légèrement lundi après une baisse marquée la semaine dernière. À New York, le baril de brut a terminé à 80,24 $US, en hausse de 39 ¢US par rapport à vendredi. La semaine dernière, le prix du brut avait perdu environ 10 % de sa valeur au Nymex.

lundi 26 septembre 2011

AAA Canadian dollar lower amid economic uncertainty, volatile commodities

Publie le 26 septembre 2011

Malcolm Morrison, The Canadian Press, On Monday September 26, 2011, 11:51 am EDT

By Malcolm Morrison, The Canadian Press

TORONTO - The Canadian dollar lost early gains to move lower Monday amid volatile commodity prices and expectations of slowing global economic conditions.

The loonie was down 0.47 of a cent to 96.67 cents US late in the morning after losing about five cents last week after economic worries and a worsening European government debt crisis sent traders flocking to the safe haven status of U.S. Treasurys and prices for oil, copper and gold tanked.

The currency had been higher earlier in the session amid what "seems to be increasing consensus of what Europe needs — a larger aid package, the recapitalization of the weakest banks and a plan for an orderly Greek default," observed Scotia Capital chief currency strategist Camilla Sutton.

"Whether European authorities can deliver is a different question, however at least there appears to be some form of consensus of what the solution is."

European officials said over the weekend that Germany and other rich EU countries are pushing for a new strategy to the debt crisis, which is threatening to take down the eurozone’s larger economies.

One proposal on the table is to ask banks and other private institutions that hold Greek bonds to take a far bigger loss on those holdings, slashing Athens’ debt. Many observers have said Greece will not manage to pay down its debt even after taking into account the reduction agreed in July.

The new strategy could also see the size of the continent's euro440 billion bailout fund multiplied several times.

Oil prices were volatile Monday after demand concerns and a higher U.S. dollar sent prices reeling last week with oil tumbling almost 10 per cent.

At late morning, the November crude contract on the New York Mercantile Exchange was up 56 cents to US$80.41 a barrel.

Copper was stable after falling 16 per cent last week with the December contract on the Nymex unchanged at US$3.28 a pound.

Gold prices continued to head lower with the December contract down $31.10 to US$1,608.70 after also losing almost 10 per cent last week.

samedi 24 septembre 2011

Wall Street signe sa pire semaine en trois ans


Journée en dents de scie à New York.


Publie le 23 septembre 2011

La Bourse de New York, affaiblie par sa pire semaine en trois ans, va scruter la semaine prochaine l'évolution de la crise grecque, mais aussi des indicateurs économiques aux États-Unis, à la recherche d'indices confirmant ou non le sombre tableau dressé par la banque centrale.

> Blogue de la Bourse: l'analyste, c'est vous

«Le marché est extrêmement vulnérable à l'actualité», constate Scott Marcouiller, de Wells Fargo Advisors.

«Ce sont la crainte et l'incertitude, les deux choses que les marchés détestent le plus, qui continuent de dominer», ajoute-t-il.

Sur les cinq séances écoulées, l'indice phare de Wall Street, le Dow Jones, a lâché 6,41%, terminant à 10 771,48 points vendredi.

Il faut remonter à octobre 2008, aux pires heures de la débâcle financière suivant la faillite de la banque Lehman Brothers, pour retrouver une chute hebdomadaire plus marquée.

Selon les chiffres de l'indice Wilshire 5000, cela correspond à environ 1000 milliards de dollars US de capitalisation boursière partis en fumée en cinq jours.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 5,30% à 2483,23 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 6,64% à 1136,43 points.

Au Canada, la Bourse de Toronto a subi d'importants reculs pour une troisième séance consécutive, vendredi, en raison des craintes de récession et du repli des prix des matières premières.

L'indice S&P/TSX a clôturé en baisse de 0,86% ou 99,65 points, à 11 462,87. Le principal indice de la Bourse de Toronto affiche un repli de plus de 20% par rapport à son sommet du début du mois de mars, franchissant ainsi le seuil technique qui définit un marché baissier.

Pour Michael James, de Wedbush Morgan Securities, deux mots résument cette semaine difficile: «frustration, face à la persistance des problèmes de dette souveraine et du secteur bancaire (en Europe), et incertitude, quant à la direction que va prendre la croissance», explique-t-il.

La semaine s'est ouverte sur fond de plongeon des places européennes après un sommet européen décevant en Pologne, qui n'a apporté aucune réelle avancée sur le dossier grec.

Mais la dégringolade est surtout intervenue après la fin de la réunion de la banque centrale américaine (Fed) mercredi. L'institution a annoncé un nouveau dispositif pour soutenir la croissance, en achetant des bons du Trésor à long terme pour faire baisser les taux d'intérêt et soutenir l'activité.

Cette mesure, dite «opération twist», avait été largement anticipée par les analystes, qui ont affiché un certain scepticisme sur son efficacité.

«Je pense que les marchés espéraient un peu plus. Les investisseurs espéraient que la Fed viendrait à leur secours» avec de nouvelles injections de liquidités, estime Gina Martin, de Wells Fargo Securities.

Les marchés ont retenu le discours pessimiste de la banque centrale, qui s'est alarmée des risques pesant sur la reprise. Ces propos ont été d'autant plus mal reçus qu'ils se sont ajoutés à des indicateurs en Europe et en Chine «qui montrent que l'économie mondiale se trouve en terrain glissant», ajoute l'analyste.

L'actualité européenne devrait accaparer une grande partie de l'attention la semaine prochaine, avec le retour en Grèce des représentants de la troïka (FMI, Commission européenne et BCE), au moment où Athènes cherche à convaincre ses partenaires de lui verser une nouvelle tranche d'aide pour éviter le défaut de paiement.

Les investisseurs guetteront aussi jeudi le vote prévu au parlement allemand sur l'élargissement du fonds de secours aux pays en difficulté de la zone euro.

Aux États-Unis, plusieurs indicateurs économiques sont attendus: lundi les ventes de logements neufs, mardi les indices des prix des logements et de confiance des consommateurs, mercredi les commandes de biens durables, vendredi les promesses de ventes de logements et les chiffres des dépenses des ménages et d'activité industrielle à Chicago.

«Si les chiffres suggèrent qu'une récession est plus probable, le marché va souffrir», prévient Gina Martin.

Selon l'analyste, les investisseurs auront aussi l'oeil sur les annonces des entreprises, qui pourraient lancer des avertissements sur leurs résultats financiers avec la fin du trimestre.

«L'absence de mauvaise nouvelle pourrait être considérée comme une bonne nouvelle», relève de son côté Michael James.

«Si on n'a pas trop d'annonces négatives des entreprises et en Europe, le marché a de bonnes chances de se reprendre», estime-t-il.

jeudi 22 septembre 2011

Les Bourses européennes plongent



Après une ouverture déjà en nette baisse, les Bourses européennes accentuaient leurs reculs vers 9h30 GMT (5h30 à Montréal), approchant ou dépassant la barre des 4% de pertes. La Bourse de Paris cédait ainsi 4,52%, Francfort 4,14%, Londres 4,19%, Milan 3,47% et Madrid 4,36%.


Publie le 22 septembre 2011

Les inquiétudes sur la croissance américaine et sur la santé des banques européennes ont fait plonger les marchés financiers mondiaux jeudi, déçus du pessimisme de la Banque centrale des États-Unis et de l'incapacité des gouvernements à mettre en oeuvre une politique de relance.

Les Bourses européennes sont en forte baisse, dans le sillage du plongeon en clôture des places asiatiques et de Wall Street la veille, malgré les mesures exceptionnelles annoncées par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour stimuler l'investissement.

Vers 8h40 (heure de Montréal), la Bourse de Paris cédait ainsi 5,36%, Francfort 4,41%, Londres 4,60%, Milan 3,98% et Madrid 4,59%.

Les Bourses asiatiques ont également accusé le coup jeudi. Tokyo a perdu 2,07% en clôture, Séoul 2,90% et Shanghai 2,78%. Hong Kong a plongé de 4,85%, à 17 911,95 points, son plus bas depuis juillet 2009, tandis que Sydney a reculé de 2,63% à 3964,90 points, touchant là aussi son plus bas depuis plus de deux ans.

Les places financières attendaient avec fébrilité la réunion des grands argentiers de la planète, organisée dans le cadre de l'assemblée d'automne du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

«Les principaux thèmes dominant les marchés aujourd'hui sont la faiblesse de l'économie américaine et la menace sur le secteur bancaire mondial» notamment français, italien et américain, a résumé Kathleen Brooks, analyste du site Forex.com.

Les valeurs bancaires, notamment françaises, étaient les premières victimes de ce nouvel accès de fièvre, chutant lourdement.

L'euro reculait nettement face au dollar et au yen, tombant à son plus bas niveau depuis dix ans face à la devise nippone.

Les marchés n'ont pas été rassurés par les mesures de la Réserve fédérale des États-Unis et ses commentaires sur l'état de l'économie américaine, évoquant la «faiblesse persistante» du marché de l'emploi et des «risques importants», liés aux «tensions sur les marchés financiers mondiaux».

La Fed «ne dispose pas des instruments permettant de raviver miraculeusement la croissance économique», estime Nigel Gault, du cabinet IHS Global Insight.

Les places financières s'inquiètent également des risques dans la zone euro, où l'activité du secteur privé s'est contractée en septembre pour la première fois depuis plus de deux ans, selon une première estimation de l'indice PMI du cabinet Markit. L'activité ralentit et se rapproche de la stagnation en Allemagne et en France, les deux premières économies de la région, selon la même source.

L'Italie, dont la situation financière inquiète les marchés, a révisé en forte baisse ses prévisions de croissance, ramenées à 0,7% pour 2011, 0,6% en 2012 et 0,9% en 2013. Rome a assuré que le plan d'austérité adopté la semaine dernière restait suffisant pour atteindre l'équilibre budgétaire dès 2013.

Mais sur le marché obligataire, les titres italiens souffraient, avec un écart de taux record face aux titres allemands, valeurs refuges sur lesquels les investisseurs se sont rués. Le rendement du Bund allemand à 10 ans est ainsi tombé à un plus bas jamais observé de 1,665%.

Le débat se poursuit en Europe sur la recapitalisation des banques, au lendemain de l'appel du FMI à utiliser le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour recapitaliser les plus exposées à la crise de la dette. Le FMI estime les pertes potentielles du secteur à 200 milliards d'euros.

Reprenant à son compte les propos de son collègue chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Services financiers Michel Barnier a estimé que 25 d'entre elles devront être recapitalisées.

En Grèce, la grogne sociale gagnait du terrain avec une grève générale des transports à Athènes face au nouveau train de mesures d'austérité du gouvernement grec pour 2011 et 2012.

Pour répondre au défi qui se pose à eux, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a appelé États-Unis et pays de la zone euro à «donner des signes clairs de cohésion politique et de coordination macro-économique», dans une tribune dans le Financial Times.

«Il n'y aura pas de retour à la confiance ou à la croissance sans une plus grande coordination dans le cadre du G20», a-t-elle déclaré.

Le Brésil et ses partenaires du groupe des BRICS (Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) doivent discuter à Washington des moyens pour eux de venir en aide à la zone euro.

Aux prises avec les républicains qu'il tente de convaincre d'adopter son plan pour l'emploi, le président américain Barack Obama a lui-même estimé nécessaire de prendre des mesures «urgentes et coordonnées» pour relancer l'économie mondiale.

Chute des marchés : le dollar canadien est emporté dans la tourmente


Publie le 22 septembre 2011

Les places boursières sont déprimées par les propos de la Réserve fédérale américaine, qui a dressé mercredi un bilan sombre de l'économie et par la publication de données qui indiquent un ralentissement de la croissance dans le monde.

En Europe, le secteur privé s'est contracté pour la première fois en deux ans. En Chine, un indice révèle que le secteur manufacturier s'est contracté pour un troisième mois de suite en septembre.

La Chine pourrait donc ne pas jouer le rôle, attendu, du moteur de la croissance mondiale dans la crise actuelle.

En Europe et en Asie, les bourses sont tombées à un nouveau creux en un an. Les reculs dépassent les 5 % à Paris et les 4 % pour la plupart des autres places boursières européennes et asiatiques, jeudi matin.

Les investisseurs doutent également de l'efficacité des mesures de relance présentées mercredi par la Réserve fédérale américaine (Fed). Dans son communiqué, la Fed admet qu'il est « difficile d'estimer avec précision » le degré de soutien à l'économie que le programme « Twist » va apporter.

Les spécialistes en titres obligataires sondés par l'agence Reuters évaluent à seulement 15 % les chances que cette opération donne un véritable coup de fouet à l'économie américaine.

Le huard chute

Dans ce contexte, les investisseurs achètent des devises américaines qui sont perçues comme une valeur sûre lors d'instabilités financières. Le dollar américain a atteint un sommet en sept mois par rapport à plusieurs devises.

Le dollar canadien a perdu 2,47 ¢US pour atteindre 96,96 ¢US, à un creux en près d'un an. Le dollar canadien est lié notamment aux fluctuations du prix du baril de pétrole. L'économie canadienne repose en grande partie sur ses richesses naturelles.

mercredi 21 septembre 2011

Nouveau coup de pouce de la Fed en vue pour l'économie

Publie le 21 septembre 2011 7h20

La Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait annoncer mercredi une nouvelle mesure extraordinaire de soutien à l'économie américaine.

Réuni depuis mardi à Washington, le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) doit publier vers 14h15 le communiqué rendant compte de ses décisions.

Les analystes estiment majoritairement que les dirigeants de la Réserve fédérale, malgré leurs divisions sur le sujet, vont choisir d'augmenter le soutien déjà exceptionnel de la banque centrale à l'économie américaine, dont la reprise apparaît enlisée depuis le début de l'année.

L'hypothèse la plus couramment admise serait que le Comité annonce une nouvelle action pour faire baisser les taux d'intérêt à long terme, sur le modèle de l'«opération Twist» qu'elle avait menée en 1961.

Selon ce scénario, la Fed convertirait une partie des obligations d'État américaines à court terme qu'elle détient en titres du Trésor à plus long terme, son taux directeur étant maintenu à quasi zéro comme depuis décembre 2008.

La Réserve fédérale a racheté des titres financiers à coups de milliers de milliards de dollars depuis 2008 pour aider le pays à passer la crise.

En faisant basculer vers le long terme la maturité moyenne de son portefeuille, elle pourrait faire baisser encore un peu plus les taux d'intérêt à long terme dans le but de stimuler l'investissement sans avoir à créer de monnaie comme elle le fait lorsqu'elle procède à des achats nets de titres.

Le Fonds monétaire international a annoncé mardi avoir revu en très forte baisse sa prévision de croissance économique pour les États-Unis, à 1,5% pour 2011, et 1,8% pour 2012, ce qui est en théorie insuffisant pour permettre d'espérer une baisse du taux de chômage du pays, qui était à 9,1% en août.

L'inflation grimpe à 3,1% au Canada


Publie le 21 septembre 2011

Le taux annuel d'inflation a augmenté de 0,4 point de pourcentage le mois dernier au Canada.

Il a atteint 3,1%, alors qu'il était estimé à 2,7% en juillet, principalement en raison de prix plus élevés pour l'essence et les aliments achetés au magasin.

Statistique Canada a précisé que les prix de l'énergie avaient progressé de 13,4% au cours de la période de 12 mois se terminant en août, après avoir enregistré une hausse de 12,9% en juillet.

Les consommateurs ont payé 5,0% de plus pour les aliments achetés au magasin et 2,7% de plus pour les aliments achetés au restaurant.

Sur une base mensuelle désaisonnalisée, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% de juillet à août, après avoir progressé de 0,1% de juin à juillet.

Parmi les provinces, le Nouveau-Brunswick a affiché l'augmentation la plus importante des prix à la consommation. Le taux annuel d'inflation se situait à 4,1% dans la province, alors qu'il se situait à 3,8% le mois précédent.

Au Québec, le taux d'inflation se situait à 3,4% en août, comparativement à 3,3% en juillet. D'une année à l'autre, les prix de l'essence ont connu une hausse de 27,1% dans la province. Les consommateurs ont aussi payé plus cher le mazout et les aliments achetés au restaurant.

En Ontario, les prix à la consommation ont augmenté de 3,1%, après avoir enregistré une hausse de 3,0% en juillet.

L'indice de référence de la Banque du Canada a augmenté de 1,9% au cours de la période de 12 mois se terminant en août, après avoir enregistré une hausse de 1,6% en juillet.

L'indice de référence mensuel désaisonnalisé a augmenté de 0,3% en août, soit la même hausse que celle observée en juillet.

lundi 19 septembre 2011

Les divisions en Europe font replonger les Bourses


Vers 4h45, Paris plongeait de 2,40%, Francfort de 2,55%, Londres de 1,85%, Milan de 1,84% et Madrid de 1,86%.


Publie le 19 septembre 2011

Les divisions au sein de la zone euro et l'absence d'avancées concrètes sur le dossier grec ont fait replonger les Bourses européennes lundi, effaçant le semblant d'optimisme retrouvé la semaine passée.

La réunion de deux jours des ministres des Finances européens en Pologne s'est soldée par un échec.

Non seulement les responsables européens se sont montrés très divisés, mais en plus ils n'ont guère avancé sur la mise en place du second plan d'aide à la Grèce. Autant d'éléments propres à raviver le spectre, particulièrement présent depuis cet été, d'un défaut de paiement de la Grèce.

«Aucune décision n'a été prise pendant la réunion de l'Eurogroupe de ce week-end. Malgré la nécessité d'agir, les dirigeants européens font toujours preuve de lenteur et n'ont toujours pas ratifié les mesures promises le 21 juillet», relèvent les analystes de Saxo Banque dans une note.

Le manque de réponse «n'est pas susceptible d'apaiser rapidement les inquiétudes des investisseurs. La valorisation des marchés européens restera faible tant que les investisseurs n'auront pas le sentiment qu'une solution durable n'a pas été trouvée pour la Grèce», renchérissent les économistes du courtier Aurel BGC.

Si une certaine prudence avait été conservée avant le week-end, de nombreuses Bourses, comme Wall Street ou Francfort ayant terminé en hausse, la réaction des places financières lundi matin était sans équivoque.

Les Bourses asiatiques -Tokyo était fermé- ont fini en baisse, Hong Kong de 2,76%, Shanghai de 1,79%, Sydney de 1,64% et Séoul de 1,04%. Les Bourses européennes ont ouvert sur une forte chute.

Vers 4h45, Paris plongeait de 2,40%, Francfort de 2,55%, Londres de 1,85%, Milan de 1,84% et Madrid de 1,86%.

Les valeurs bancaires en Europe étaient encore une fois les premières victimes, même si l'agence d'évaluation financière Moody's a prolongé vendredi la période d'examen de la note de l'Italie, qu'elle envisage d'abaisser. Des rumeurs de dégradation avaient pesé sur plusieurs titres bancaires.

Dans la matinée, à la Bourse de Paris, BNP Paribas perdait ainsi 2,54% et Société Générale 4,17%.

La Grèce sera une nouvelle fois lundi au coeur de toutes les attentes, avec la tenue à 8h00 d'une téléconférence avec la troïka représentant les créanciers du pays, à savoir la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Le pays essaiera de montrer qu'il respecte ses engagements budgétaires, seul moyen d'obtenir le versement de la prochaine tranche de prêts internationaux de 8 milliards d'euros, une décision attendue finalement attendue qu'en octobre.

Le représentant permanent du FMI à Athènes, Bob Traa, a affirmé dès lundi matin que des économies budgétaires supplémentaires seront «nécessaires».

Conscient de la gravité de la situation, le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos a déclaré que la semaine qui s'ouvre «est une semaine très difficile pour le pays, pour la zone euro et pour moi».

«Il faut avant tout respecter notre objectif pour 2011, réduire le déficit à 1,8 milliard d'euros», a-t-il souligné.

«Notre objectif est d'arriver à un excédent budgétaire en 2012», a-t-il assuré, mais pour atteindre cet objectif, «il faut prendre maintenant des décisions de caractère historique».

Le gouvernement grec a annoncé dès dimanche qu'il procèderait à de nouvelles mesures d'économies en 2012 pour réduire le secteur public.

En l'absence d'indicateur économique majeur, les investisseurs seront également attentifs, à 10h00, au discours du président des États-Unis, Barack Obama, qui devrait proposer une nouvelle réduction du déficit de 3000 milliards de dollars.

jeudi 15 septembre 2011

Ce que nous réserve l'automne boursier


Les Bourses doivent se relever de plus de 8% aux États-Unis et de près de 10% au Canada d'ici la fin de l'année simplement pour que les investisseurs sortent indemnes de cette année marquée par une augmentation sensible de la volatilité des places boursières dans le monde.


Publie le 15 septembre 2011

(Montréal) Les leçons de 2008-2009 sauveront-elles la mise cette fois-ci?

D'un côté, le risque d'être emporté par une spirale à la baisse des marchés boursiers comme en 2008-2009. De l'autre, l'espoir de récupérer les pertes subies jusqu'à maintenant en 2011. À une semaine de l'arrivée de l'automne, la confusion règne plus que jamais chez les investisseurs. Étant donné l'ampleur des variations quotidiennes, qui peut les blâmer?

On ne peut sûrement pas exclure la possibilité d'une nouvelle spirale à la baisse, concède Stéfane Marion, économiste et stratège en chef à la Financière Banque Nationale. «Une faillite de la Grèce, ou une exclusion de la zone euro, qui s'effectuerait de façon désordonnée pourrait certainement avoir un impact boursier similaire à celui déclenché par la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008», dit-il.

Par ailleurs, l'état actuel des marchés est très différent de ce qu'il était lorsque la crise financière s'est amorcée, à la fin de l'été 2007. La complaisance était alors bien ancrée. L'indice de volatilité VIX qui mesure le niveau de peur chez les investisseurs avait fluctué entre 10 et 20 durant les quatre années précédant la crise financière. Il avait même touché un bas de 9,39 en janvier 2007. «La crise a éclaté alors que les investisseurs faisaient preuve d'une complaisance aveugle», rappelle Ismaël Chiadmi, vice-président principal chez Montrusco Bolton.

Le VIX se situe aujourd'hui à plus de 42. Un niveau de peur aussi élevé indique que les grands investisseurs, tels les caisses de retraite et les hedge funds, sont bien conscients cette fois-ci de l'ampleur des problèmes qui menacent la stabilité économique et financière de l'Europe et de l'Amérique du Nord. On peut croire alors qu'ils ont déjà positionné leurs portefeuilles en conséquence, s'étant éloignés des secteurs plus vulnérables, telles les financières. Ils seront ainsi moins enclins à la panique à l'occasion des prochaines mauvaises nouvelles.

Il en va de même des gouvernements et des banques centrales. Ils connaissent beaucoup mieux aujourd'hui la santé financière des banques, soutient François Dupuis, économiste en chef au Mouvement Desjardins. «Cela rend peu probable un scénario apocalyptique, dit-il.Ce qui pourrait faire très mal aux marchés, c'est ce qui n'est pas anticipé, un événement que l'on n'aperçoit pas encore sur le radar.»

De plus, il est encourageant de constater que, bien que l'appareil politique américain soit devenu dysfonctionnel en raison d'impératifs purement électoraux, les marchés nord-américains tiennent bien le coup depuis un mois. Ils ne sont pas plus bas aujourd'hui qu'ils ne l'étaient après la sévère correction du début du mois d'août.

Pourra-t-on effacer l'encre rouge?

Les Bourses doivent se relever de plus de 8% aux États-Unis et de près de 10% au Canada d'ici la fin de l'année simplement pour que les investisseurs sortent indemnes de cette année marquée par une augmentation sensible de la volatilité des places boursières dans le monde. Est-ce possible?

Si le président Obama réussit à faire accepter son plan de relance de l'emploi et que la Réserve fédérale continue de coopérer, les marchés pourraient regagner le terrain perdu d'ici la fin de l'année, croit François Dupuis. «Mais les données économiques ne doivent pas s'effondrer», prévient-il.

À la Financière Banque Nationale, la cible pour l'indice américain S&P 500 est à 1250, ce qui nous ramènerait au point de départ du début de l'année. Quant au marché canadien, la cible est de 13 000, quelque 500 points de moins qu'en début d'année. «Mais il faudra que s'atténue l'incertitude politique qui mine actuellement les marchés», dit Stéfane Marion.

vendredi 9 septembre 2011

Wall Street ouvre à la baisse, peu rassurée par le discours d'Obama


Publie le 9 septembre 2011

La Bourse de Wall Street a ouvert en baisse vendredi, peu convaincue par le plan de relance de l'emploi de 447 milliards de dollars présenté la veille par le président américain Barack Obama: le Dow Jones perdait 1,54% et le Nasdaq 1,18%.

Vers 13h40 GMT (9h40, heure de Montréal), Dow Jones Industrial Average perdait 174,14 points à 11 121,67 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 29,78 points à 2499,36 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 1,43% (16,99 points) à 1168,91 points.

La place new-yorkaise avait terminé jeudi en nette baisse: le Dow Jones avait abandonné 1,04%, le Nasdaq 0,78% et le S&P 500 1,06%.

Alors que le chômage stagne à des niveaux élevés (9,1%) et que l'économie américaine peine à créer davantage de richesse, Wall Street n'était que peu convaincue par l'«American Jobs Act» (projet de loi pour l'emploi américain) dévoilé hier par M. Obama devant le Congrès.

«Des doutes persistent sur la capacité des élus à s'entendre rapidement», a commenté Andrea Kramer de Schaeffer Investment Research, en allusion au bras de fer de l'administration démocrate avec l'opposition républicaine, majoritaire à la Chambre des représentants et dotée d'une minorité de blocage au Sénat.

«Le président peut espérer que le Congrès suive son appel à agir promptement, mais il n'en reste pas moins que son discours constitue le début d'un long processus de révision des nombreux points cibles de critiques», ont noté les analystes de Nomura, alors que Wall Street attend une action rapide.

Les marchés étaient en outre affectés par les mauvaises performances des places boursières européennes, où les valeurs bancaires dévissaient sur fond de rumeurs sur leur mauvaise santé financière.

Le marché obligataire évoluait sans direction. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 1,958% contre 1,986% jeudi soir et celui du bon à 30 ans grimpait à 3,312% contre 3,310% la veille.

À deux jours de la commémoration du 10e anniversaire des attentats du 11-Septembre, la secrétaire d'État Hillary Clinton a ouvert la séance à Wall Street, entourée de pompiers, policiers, dirigeants politiques et financiers en poste lorsque deux avions ont frappé les tours du World Trade Center, il y a 10 ans.
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mercredi 7 septembre 2011

Wall Street en net rebond dans le sillage des marchés européens


Publie le 7 septembre 2011

La Bourse de New York évoluait en nette hausse mercredi en matinée, redynamisée par des nouvelles encourageantes concernant la crise de la dette en zone euro et le plan que doit proposer la Maison Blanche pour relancer l'emploi.

Vers 10h10, le Dow Jones Industrial Average prenait 1,49% ou 165,97 points à 11 305,27 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,76% ou 43,48 points à 2517,31 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 progressait de 1,71% ou 19,95 points à 1185,19 points.

À Toronto, le S&P TSX gagnait 0,45% ou 56,76 points à 12 575,30 points.

Mardi, Wall Street avait fini en baisse pour la troisième séance d'affilée, tout en résistant à la panique qui avait saisi les marchés la veille en Europe: le Dow Jones avait perdu 0,90%, le Nasdaq 0,26% et le S&P 500 0,74%.

La Cour constitutionnelle allemande a jugé légales mercredi les aides de Berlin pour lutter contre la crise de la zone euro, à savoir la première aide à la Grèce en 2010 et la mise en place du fonds de secours européen.

«Ce jugement était attendu, mais il n'en constitue par moins un soulagement», a commenté Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

«En premier lieu, la Cour n'ajoute pas au chaos qui entoure les accords sur la dette souveraine en Europe, et ensuite, le marché se rend compte que rien n'est gagné d'avance sur ces questions», a-t-il ajouté.

Les places financières européennes évoluaient en forte hausse, Francfort gagnant près de 4%.

Par ailleurs, «la confiance du marché est dopée» par le discours que doit prononcer jeudi soir le président américain Barack Obama devant le Congrès, «pendant lequel il pourrait dévoiler un plan de 300 milliards de dollars», a relevé Andrea Kramer, de Schaeffer's Investment.

Selon l'agence Bloomberg, cette injection de fonds dans le circuit économique prendrait la forme de réductions d'impôts, de dépenses d'infrastructures et d'aides accordées aux États et aux collectivités locales.

Yahoo! bondissait de 5,03% à 13,56 dollars. Le groupe internet a remercié la directrice générale Carol Bartz, en poste depuis moins de trois ans, remplacée provisoirement par Tim Morse, actuel directeur financier.

Les investisseurs saluaient également la réorganisation opérée par Bank of America (+4,43% à 7,30 dollars), qui a nommé deux nouveaux directeurs opérationnels. L'établissement s'est séparé du responsable de la division de services bancaires aux clients individuels et petites entreprises, Joe Price, ainsi que de la responsable des divisions de gestion de fortune et d'investissement Sallie Krawcheck, une des vedettes de Wall Street.

Google prenait 1,55% à 529,65 dollars. Le gouvernement chinois a renouvelé la licence d'exploitation du géant de l'internet, longtemps en délicatesse avec Pékin au sujet de la censure, qui va pouvoir continuer à travailler pendant un an sur le plus gros marché internet du monde.

Dans le secteur pétrolier, Chevron montait de 2,76% à 98,25 dollars. Il a annoncé la découverte de pétrole lors d'un forage dans le golfe du Mexique, au large des côtes de Louisiane.

ConocoPhillips (+1,93% à 66,96 dollars) a mis en place un fonds lié à une fuite de pétrole en Chine qui a pollué des milliers de km2 dans le golfe du Bohai (nord-est du pays).

Le marché obligataire se repliait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans remontait à 2,048% contre 1,979% mardi soir et celui du bon à 30 ans à 3,361% contre 3,239% la veille.

À Toronto

La Bourse de Toronto a ouvert la journée à la hausse mercredi à la suite de l'annonce de la Banque du Canada qui a décidé de laisser son taux directeur inchangé.

Le S&P TSX gagnait 0,45% ou 56,76 points à 12 575,30 points, alors que le dollar canadien se transigeait à 101,11 cents US, en hausse de 0,08 cent.

Les taux d'intérêt resteront peu élevés au cours des prochains mois au Canada.

La Banque du Canada a décidé de laisser son taux directeur inchangé à un pour cent.

Le Groupe ADF a vu ses profits décroître de 7 % pour s'établir à 774 000 $ au deuxième trimestre.

Statu quo à la Banque du Canada


Publie le 7 septembre 2011

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 1 %. La Banque centrale admet toutefois que les risques qui pèsent sur l'économie canadienne se sont aggravés depuis son dernier bilan.

« La crise de la dette souveraine en Europe s'est intensifiée, une vaste gamme de données ont révélé un ralentissement de la croissance mondiale et la volatilité sur les marchés financiers s'est fortement accrue », précise l'institution dans sa décision.

Elle note également les difficultés que traversent les États-Unis en citant les données révisées qui démontrent que la récession a été plus importante et la reprise plus modeste.

De plus, les consommateurs américains, dont leurs dépenses comptent pour les deux tiers de l'économie, devraient restreindre encore davantage leurs dépensent, explique la Banque du Canada.

La situation en Europe a aussi pesé dans la décision de la Banque du Canada. « Les difficultés budgétaires et financières aiguës en Europe ont engendré une baisse généralisée de l'appétit pour le risque et pourraient entraîner des bouleversements plus graves sur les marchés financiers mondiaux », note la Banque.

La semaine dernière, Statistique Canada rapportait que le PIB s'est contracté de 0,4 % au deuxième trimestre, en raison d'un recul des exportations. Depuis quelques mois, le dollar canadien vaut davantage que la devise américaine ce qui rend les produits canadiens plus coûteux aux États-Unis.

Les 27 économistes sondés par l'agence Bloomberg anticipaient que la Banque du Canada laisse son taux directeur inchangé.

Quant au Canada, la Banque s'attend à ce que la croissance reprenne au deuxième semestre.

Le taux cible de financement à un jour au pays est à 1 % depuis septembre 2010.

mardi 6 septembre 2011

Verizon Communications (VZ) Trading Near $35.23 Support Level

Publie le 6 septembre 2011

Verizon Communications (NYSE:VZ) closed Friday's losing trading session at $35.56. In the past year, the stock has hit a 52-week low of $29.69 and 52-week high of $38.95. Verizon Communications (VZ) stock has been showing support around $35.23 and resistance in the $36.11 range. Technical indicators for the stock are Bearish and S&P gives Verizon Communications (VZ) a neutral 3 STARS (out of 5) hold rating. For a hedged play on Verizon Communications (VZ), look at the Nov '11 $36.00 covered call for a net debit in the $34.45 area. That is also the break-even stock price for this trade. This covered call has a duration of 74 days, provides 3.12% downside protection and an assigned return rate of 4.50% for an annualized return rate of 22.19% (for comparison purposes only). A lower-cost hedged play for Verizon Communications (VZ) would use a longer term call option in place of the covered call stock purchase. To use this strategy look at going long the Verizon Communications (VZ) Jan '13 $25.00 call and selling the Nov '11 $36.00 call for a total debit of $9.59. The trade has a lifespan of 74 days and would provide 2.73% downside protection and an assigned return rate of 14.70% for an annualized return rate of 72.52% (for comparison purposes only). Verizon Communications (VZ) has a current annual dividend yield of 5.39%. [FBB-Seven Summits Research]

Taux directeur au Canada: le statu quo... pour longtemps


Publie le 6 septembre 2011

(Montréal) Rarement, l'actualité économique et financière n'aura évolué plus rapidement que durant l'été qui s'achève.

Tout aussi rarement, le scénario sur lequel se fonde la Banque du Canada pour l'élaboration de sa politique monétaire n'aura paru aussi caduc, à la veille de sa date de fixation de son taux directeur.

Le 19 juillet dernier, la Banque le reconduisait à 1% une nouvelle fois, mais prévenait qu'elle «réduira en partie la détente monétaire considérable en place».

Le 31 mai, elle avait annoncé plutôt sa réduction «le moment venu».

Le retrait de cette petite locution circonstancielle de temps avait amené la plupart des parieurs à se disputer entre un premier tour de vis en un an, dès septembre ou en octobre au plus tard.

Plus personne aujourd'hui ne croit à une hausse avant l'été 2012, au plus tôt. Il s'en trouve même beaucoup à miser sur une baisse, dès l'hiver.

Même le Comité de politique monétaire fantôme de l'Institut C.D. Howe, pourtant très sensible aux velléités inflationnistes présentes, recommande à l'unanimité le maintien du taux directeur à 1% pour le reste de l'année.

Il ne fait plus aucun doute que les emprunteurs auront des conditions avantageuses exceptionnelles pendant encore plusieurs mois, s'il n'en tient qu'à notre banque centrale. Elle s'inquiète pourtant du niveau élevé d'endettement des ménages.

La Banque tablait en juillet sur une croissance réelle annualisée de 1,5% de l'économie canadienne. Elle aura plutôt reculé de 0,4%. (On note cependant une croissance de 2,0% de la taille de l'économie, si on la mesure en dollars d'aujourd'hui pour refléter l'appréciation des prix des matières premières durant le printemps.)

Aux États-Unis

C'est cependant les risques extérieurs qui se sont surtout accrus depuis la mi-juillet.

Du côté américain, premier marché de nos exportateurs, le choc estival a été brutal: révision prononcée de la croissance depuis le début de l'année et même depuis la récession, psychodrame au Congrès autour du relèvement du plafond de la dette qui a laissé pantois consommateurs et investisseurs, décote de la qualité de la dette américaine par Standard&Poor's et, surtout, taux de chômage qui s'accroche au-dessus des 9%.

Devant cette situation, la Réserve fédérale a jugé opportun d'annoncer conditionnellement le gel de son taux directeur au moins pendant deux ans. Il évolue dans une fourchette de 0% à 0,25% depuis décembre 2008.

L'engament de la Fed limite la marge de manoeuvre de notre banque centrale, si le passage à vide du printemps devait être suivi par une certaine accélération de la croissance. Tout nouveau tour de vis renforcerait le huard et affaiblirait la position concurrentielle des manufacturiers exportateurs.

Le 26 août, le président de la Fed Ben S. Bernanke a en outre indiqué à Jackson Hole que la prochaine réunion du Comité de politique monétaire durerait deux jours plutôt qu'un, afin de jauger de nouvelles initiatives de détente monétaire non orthodoxes. Il n'a pas précisé lesquelles.

Risques chinois et européens

Dans le contexte présent, ce n'est toutefois pas le risque le plus grand. La gestion de la dette souveraine européenne inquiète au point de faire la joie des spéculateurs. Ils parient sur l'éclatement de la zone euro en usant massivement du dangereux produit dérivé qu'est le swap de défaillance (CDS). Cela a pour effet d'augmenter les coûts d'emprunts des pays les plus faibles.

Et puis, il y a le risque chinois. La deuxième économie du monde ralentit comme souhaité par sa banque centrale qui cherche à contenir l'inflation à 4%. Mais négocier un ralentissement est toujours un exercice délicat.

C'est seulement le 26 octobre que la Banque du Canada refondra son scénario économique, sur la base d'une nouvelle évaluation du potentiel de l'économie canadienne.

C'est une raison suffisante, pour les non-spéculateurs, de maintenir le statu quo, demain.

vendredi 2 septembre 2011

Un mois d'août mouvementé en Bourse: la volatilité est là pour rester


Au terme d'un mois rempli d'émotions, le S&P 500 a reculé de 5,7% en août et le TSX de 1,4%. À quoi s'attendre en septembre?

Publie le 2 septembre 2011

Ouf, août est derrière nous. Après avoir frôlé le désastre, les Bourses en Amérique du Nord se sont ressaisies dans les deux dernières semaines pour limiter les dégâts. Au terme d'un mois rempli d'émotions, le S&P 500 a reculé de 5,7% en août et le TSX de 1,4%. À quoi s'attendre en septembre? À encore beaucoup de volatilité. Dans ce contexte, les secteurs défensifs qui ont obtenu de bons résultats depuis le début de l'année sont susceptibles de continuer de surpasser le marché en général.

Aux titres de consommation de base, des services publics et des télécommunications, qui se sont tous démarqués, il faut ajouter les actions aurifères au Canada. Les matériaux, dont les aurifères sont une des composantes, ont avancé de 5,1%, les télécommunications de 3,9% et les services publics de 2,4%. Les banques ont tenu le coup, avec un mince "0,4%.

«Ce qui a vraiment aidé le Canada, c'est la performance extraordinaire du sous-secteur aurifère qui a crû de 11,5% en août», dit Stéfane Marion, économiste en chef et stratège à la Banque Nationale.

Le marché américain était, au pire moment, en recul de 18% par rapport à son sommet atteint en avril 2011. Au 31 août, la baisse du S&P n'était plus que de 10% par rapport à son récent sommet. Ce sont notamment les sociétés du secteur de la santé qui tirent leur épingle du jeu.

Les compagnies pharmaceutiques américaines ont fait preuve de résilience dans un marché hostile. Pfizer a fait du surplace dans le dernier mois, Merck a perdu 1% tandis que GlaxoSmithKline se permettait d'avancer de 4,8%. Depuis un an, Glaxo et Bristol Myers Squibb sont en hausse de 14%, tandis que Pfizer a gagné 20%.

Les initiés achètent en masse

«Les investisseurs doutent de la viabilité de la reprise économique», constate Pierre Lapointe, stratège mondial chez le courtier Brockhouse Cooper. Ce scepticisme se traduit par une baisse de l'indice de confiance du consommateur.

Cela dit, les dirigeants d'entreprise ont davantage confiance, souligne-t-il. Les initiés aux États-Unis achètent comme jamais, un signe positif, d'après lui. Le stratège se réjouit aussi que les prévisions de bénéfices futurs des sociétés aient été à la hausse en août aux États-Unis.

La volatilité sera au rendez-vous en septembre compte tenu du contexte politique en Europe comme aux États-Unis, prédisent les experts. «Le fait que messieurs Obama et Boehner (républicain, président de la Chambre des représentants) ne s'entendent même pas sur une date pour le discours du président Obama soulève des doutes quant aux possibilités que les deux s'accordent sur les moyens juridiques à mettre en oeuvre pour exécuter quoi qu'il se trouve dans ce plan», écrit Dave Rosenberg, stratège chez Gluskin Sheff, dans sa note matinale.

Pour que les entreprises redéploient leurs liquidités, qui sont abondantes, dans l'économie, encore faut-il qu'elles connaissent les règles du jeu, de dire Stéfane Marion. «Quels seront les impôts des sociétés? Quelles seront les nouvelles taxes? Quels seront les services qui seront coupés?» se demande-t-il.

Celui-ci s'attend à une forme d'injection de liquidités en provenance des États-Unis et du Japon, notamment. En absence de menaces inflationnistes, les pays émergents pourraient en outre cesser leur resserrement monétaire. Le cas échéant, on se dirigerait vers un assouplissement des conditions monétaires dans le monde en deuxième partie d'année.

Prudence, boursicoteurs

Aux boursicoteurs, M. Marion recommande tout de même de modérer leurs achats compte tenu de l'incertitude politique qui prévaudra à l'automne.

De son côté, le professeur de HEC Montréal Maurice Marchon ne croit pas à une récession, à moins de catastrophe. «C'est rare qu'on ait une récession quand il n'y a pas de resserrement monétaire, fait-il remarquer. À moyen terme, je demeure optimiste pour le marché des actions.»

De quoi septembre sera fait? Avant de se commettre, Pierre Lapointe préfère attendre les chiffres sur l'emploi aux États-Unis aujourd'hui et surtout le discours d'Obama sur l'emploi la semaine prochaine.

Richard Morin, gestionnaire de portefeuille de type momentum chez Landry Morin, a acheté des titres aurifères fin août au Canada et des pharmaceutiques aux États-Unis.

La première séance de septembre s'est terminée à la baisse à Toronto comme à New York. Le Dow Jones perd 120 points ou 1% à 11 493; le S&P500 cède 14,5 points ou 1,2% à 1204 points et le NASDAQ termine la journée à 2546 points, en perte de 33 points ou 1,3%. Aux États-Unis, les 10 secteurs du S&P500 sont en baisse. Le secteur financier recule de 1,9%, la pire performance de la journée. Suivent les titres industriels et les matériaux.

Au Canada, le S&P/TSX concède 67,96 points ou 0,53%, à 12 700,74. Les aurifères ont monté, mais les titres énergétiques et ceux du secteur de la consommation discrétionnaire ont baissé en raison des craintes de ralentissement économique.




mercredi 31 août 2011

Sprint Shares Surge on AT&T Setback


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Publie le 31 aout 2011

Sprint Nextel may get its way -- or at least that is what investors are thinking.

Shares of the nation's third largest cellular carrier were up nearly 8 percent in early afternoon trading on Wednesday, after the Justice Department moved to block AT&T's proposed merger with T-Mobile USA.

Sprint Nextel has been a vocal opponent of the deal from the outset. At an industry conference in March, its chief executive, Dan Hesse, criticized the merger, fearing it would hurt consumers. A week later, Sprint formally objected to the deal and called on regulators to block the acquisition.

"The wireless industry has sparked unprecedented levels of competition, innovation, job creation and investment for the American economy, all of which could be undone by this transaction," Sprint said in a statement in late March.

Sprint has reason to be concerned about the potential merger of AT&T and T-Mobile. If the deal went through, the merged company would have nearly 130 million subscribers, leaving Spring a distant No. 3 player with about 50 million customers.

It has been a tough position for Sprint.

Mr. Hesse has made some improvements during his tenure. He has invested in customer service and bolstered the product lineup, including signing an agreement to sell the iPhone 5, the next version of Apple's popular smartphone. Such moves have helped keep customers from switching to other carriers.

But the company continues to struggle. In the quarter ended June 30, the company lost $847 million, compared with a loss of $760 million the period a year earlier. Meanwhile, shares of Sprint are off more than 35 percent from their 52-week high in June.

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WASHINGTON - Le département de la Justice des États-Unis a demandé mercredi au tribunal de bloquer l'acquisition de T-Mobile par AT&T pour 39 milliards $ US parce qu'il craint les effets de la transaction sur la concurrence dans le domaine des télécommunications sans fil.

L'acquisition annoncée en mars avait été dénoncée par les groupes de consommateurs ainsi que par Sprint, qui occupe le troisième rang dans le marché de la téléphonie mobile, entre AT&T et T-Mobile.

Lors d'un point de presse, le procureur général adjoint James Cole a soutenu que la fusion des deux entreprises se traduirait par moins de choix, moins de qualité et des prix plus élevés pour des dizaines de millions de consommateurs sur le territoire américain.

AT&T a laissé savoir qu'elle s'opposerait à la requête du département de la justice. La société entend demander que le dossier soit traité en priorité «pour que les bénéfices énormes de la transaction puissent être examinés en détail».

Dans une déclaration, AT&T a souligné que le gouvernement avait le fardeau de la preuve dans cette affaire.

Aux États-Unis, quatre entreprises comptent pour 90 pour cent du marché du sans-fil: Verizon, AT&T, Sprint et T-Mobile. Cette dernière appartient au géant allemand Deutsche Telekom.

D'après le département de la Justice, AT&T et T-Mobile sont concurrents dans 97 des 100 plus gros marchés des États-Unis.

L'échec de la transaction place T-Mobile dans une position délicate. Son actionnaire principal, Deutsche Telekom, a en effet laissé savoir qu'il n'était pas prêt à lui fournir les fonds dont il a besoin pour affronter la concurrence.

AT&T a cependant promis de lui remettre 3 milliards $ US et de lui céder du spectre sans fil en cas de résiliation de l'accord de vente.

Dans un communiqué, Sprint a salué la décision du département de la Justice qu'il a qualifiée de «victoire décisive pour les consommateurs, la concurrence et notre pays».

La Federal Communications Commission (FCC), qui réglemente les télécommunications aux États-Unis, examine elle aussi la transaction et doit présenter ses conclusions sous peu.

Son président, Julius Genachowski a toutefois laissé savoir que le dossier à l'étude soulevait des questions importantes en matière de concurrence.


Wall Street en hausse malgré les données sur l'emploi


Publie le 31 aout 2011 9h58

La Bourse de New York a ouvert en hausse mercredi, malgré un indicateur décevant sur les embauches du secteur privé aux États-Unis, le marché spéculant sur la mise en place de mesures pour relancer la croissance.

Vers 9h40, le Dow Jones Industrial Average prenait 0,79% ou 91,12 points à 11 651,07 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,87% ou 22,29 points à 2598,40 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'adjugeait 0,85% ou 10,34 points à 1223,26 points.

À Toronto, le S&P TSX gagnait 0,34% ou 43,46 points à 12 678,17 points.

Mardi, Wall Street avait fini en légère hausse, de plus en plus convaincue de la volonté de la banque centrale américaine (Fed) d'agir pour stimuler l'économie: le Dow Jones avait gagné 0,18%, le Nasdaq 0,55% et le S&P 500 0,23%.

Selon le cabinet ADP, le secteur privé aux États-Unis a créé 91 000 emplois en août, soit moins qu'en juillet et moins qu'attendu par les analystes.

Mais «pour le moment, le marché boursier semble disposé à penser que de nouvelles mesures de relance sont en préparation», a estimé Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

«Je comprends cette position, parce que (le président de la banque centrale, Ben Bernanke) a dit clairement que la Fed agirait si nécessaire» dans son discours de vendredi, a-t-il ajouté.

«Par ailleurs, il est aussi clair que le président Barack Obama va présenter la semaine prochaine un plan pour faire repartir l'économie, dont les initiatives destinées à créer des emplois occuperont l'essentiel», a relevé l'analyste.

Les statistiques officielles du chômage doivent être publiées vendredi.

Sur le marché obligataire, sans direction, le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'établissait à 2,171% contre 2,176% mardi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,526% contre 3,512% la veille.

lundi 29 août 2011

Les marchés boursiers affichent un net rebond


Les bourses ont démarré la semaine sur une note positive.

Publie le 29 aout 2011 18h37

Après un été plutôt morose, la semaine a bien commencé sur les marchés. Les principales boursières mondiales ont toutes terminé en hausse lundi.

Dopé par la bonne tenue de la consommation aux États-Unis et par la facture moins lourde que prévu laissée par l'ouragan Irene, la bourse de New York a conclu la séance sur une forte hausse. Le Dow Jones a gagné 2,26 % tandis que le Nasdaq clôturait sur un gain de 3,32 %.

Le Standard & Poor's 500 s'est adjugé 2,83 %, atteignant 1210,08 points en fin de séance. L'indice phare de Wall Street, qui avait rebondi de 4,3 % la semaine passée après un mois de chute, signe sa cinquième séance de hausse en six jours. Il retrouve ainsi son niveau du 3 août dernier.

Les premières estimations des dégâts de l'ouragan Irene ont été revues à la baisse. Alors que certaines projections avant le week-end dépassaient les 10 milliards de dollars, la société de gestion du risque Eqecat a ainsi chiffré les dommages à 5 ou 7 milliards de dollars.

Les investisseurs ont également été rassurés par la publication des chiffres de la consommation des ménages américains. « Ils sont meilleurs que prévu », constate Lindsey Piegza, analyste chez FTN Financial. « Les consommateurs sont toujours là et dépensent, ce qui permet d'entamer le troisième trimestre sur une tonalité positive », a-t-elle ajouté.

La Bourse de Toronto a elle aussi clôturé en hausse. Lundi, l'indice composé S&P/TSX a gagné 177,34 points, pour s'établir à 12 504,85 points, sur un volume d'affaires de plus de 307,7 millions d'actions négociées.

Les bourses européennes dans le vert

Dans le sillage des gains réalisés vendredi à New York, les bourses européennes ont terminé en net rebond lundi. Alors que la bourse de Londres était fermée, celle de Paris a clôturé en hausse de 2,16 %, à 3154,20 points. Depuis le début du mois d'août, l'indice CAC 40 affiche un recul de plus de 14 %.

Parmi les autres grandes places européennes, Francfort et Milan ont gagné respectivement 2,39 % et 2,3 %, l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 gagnant pour sa part 2,23 %.

« Les marchés avaient réagi de façon excessive à une conjonction d'éléments négatifs, ce qui peut expliquer son rebond actuel dans des volumes limités, alors que l'activité réelle au troisième trimestre s'avère un petit peu moins mauvaise que prévu », a souligné Valérie Plagnol, directrice de la recherche chez Crédit suisse Banque privée. « De plus, [le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben] Bernanke, a rassuré rassuré, vendredi, en indiquant que la Fed avait encore des outils à sa disposition pour soutenir l'économie américaine. »

Sur le marché des devises

Le dollar canadien a clôturé lundi à 102,34 cents US, en hausse de 0,61 ¢. Le dollar américain a terminé la journée à 97,71 cents CAN, en baisse de 0,59 ¢. Dans le même temps, l'euro s'échangeait contre 1,4180 $ CAN, en baisse de 0,72 ¢.

L'or en baisse, le pétrole en hausse

Le cours de l'once d'or sur le marché des métaux à New York, pour livraison en août, s'est établi lundi à 1788,30 $ US, en baisse de 5,80 $ US.

Le baril de brut léger américain a progressé de 2,24 %, s'adjugeant à 88,28 dollars US. Le baril de Brent a lui gagné 0,98 %, s'échangeant à 112,45 $.

Les Bourses réagissent bien à l'allocution de Bernanke


«Après avoir enregistré une bonne progression la semaine dernière, le marché boursier poursuit sur sa lancée alors que l'ouragan Irène est passé et semble avoir causé moins de dommages que prévu», ont expliqué les analystes de Charles Schwab.

Publie le 29 aout 2011 9h11

Les signes d'une augmentation des dépenses des consommateurs américains et la possibilité de la mise en place de nouvelles mesures de relance de l'économie par la Réserve fédérale des États-Unis ont permis aux marchés boursiers nord-américains de clôturer en forte hausse, lundi.

L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a bondi de 177,34 points, à 12 504,85 points, tous les secteurs ayant terminé la séance de façon positive à l'exception de celui de l'or.

La Bourse de croissance TSXV a clôturé à 1769,86 points, en progression de 17,54 points.

Les marchés américains ont aussi enregistré de solides gains, après que le président de la Fed, Ben Bernanke, eut mis l'accent sur les aspects positifs de l'économie américaine et affirmé qu'elle se dirigeait vers une période de croissance à long terme, lors de son allocution prononcée vendredi.

Les investisseurs ont également été encouragés par la publication de données traduisant une hausse de 0,8% des dépenses des consommateurs, en juillet, soit un résultat supérieur à la progression de 0,5 pour cent qui était attendue.

À Wall Street, la moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a grimpé de 254,71 points et terminé la séance à 11 539,25 points. L'indice de référence S&P 500 a avancé de 33,28 points, à 1210,08 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a augmenté de 82,26 points, à 2562,11 points.

Le dollar canadien a clôturé à 102,34 cents US, en hausse de 0,61 cent US.

Wall St set to open sharply up

Publie le 29 aout 2011

NEW YORK (Reuters) - Stocks were set to open about one percent higher on Monday, supported by European and Asian equities that rallied partly on a possible merger between two big banks in Greece.

Wall Street traders were also relieved that Hurricane Irene caused less damage than feared in New York City over the weekend.

The New York Stock Exchange and the Nasdaq said they will be operating normally, although volumes were expected to be thin. Many Wall Street workers were stuck at home as commuter rail and bus lines were shut down and the New York City subway system slowly returned to service early Monday after being closed down.

"The trading volume is likely to be moderate, but we are looking at a higher open today," said Peter Cardillo, chief market economist at Rockwell Global Capital in New York.

S&P 500 futures rose 14 points and were above fair value, a formula that evaluates pricing by taking into account interest rates, dividends and time to expiration on the contract. Dow Jones industrial average futures gained 124 points, and Nasdaq 100 futures put on 25.5 points.

EFG Eurobank (Athens:EFGR.AT - News) and Alpha Bank (Athens:ACBR.AT - News) will unveil a merger deal, sources told Reuters, with Qatar, the second biggest shareholder in Alpha Bank, set to add more capital to the combination.

The Greek stock market rose more than 11 percent in response, with Greek banks jumping 30 percent. U.S.-listed shares of National Bank of Greece (NYSE:NBG - News) soared 37.7 percent to $1.15 in premarket trade. European shares rose 1.2 percent. (^EU - News)

"The merger between the Greek banks has set a positive tone for Wall Street, which is in for a full week of heavy economic data," Cardillo said.

U.S. consumer spending posted its largest increase in five months in July, data showed, supporting views the economy was not falling back into recession. Still, the market reaction was muted.

"(The data) doesn't seem to be having much of an impact. I imagine getting through Irene without any major negative was enough to give the early lift. This data might help a little," said Brian Lazorishak, portfolio manager at Chase Investment Counsel in Charlottesville, Virginia.

Hurricane Irene caused between $200 million and $400 million in insured losses in the Carolinas, according to catastrophe modeling company EQECAT, suggesting the storm was far less severe than the insurance industry feared.

Shares of insurance companies were in the spotlight. Travelers Cos Inc (NYSE:TRV - News) rose 2.6 percent to $49.56 premarket.

Wall Street awaited pending homes sales data for July at 10:00 a.m. EDT. Economists in a Reuters survey forecast a decline of 1.3 percent in July, compared with an increase of 2.4 percent in the previous month.

On Friday, stocks posted their first weekly gain in more than a month as Fed Chairman Ben Bernanke raised hopes for more stimulus for the economy.