jeudi 27 octobre 2011

Les Bourses soulagées par l'accord en Europe

Publié le 27 octobre 2011

Wall Street et Bay Street ont ouvert en nette hausse jeudi, soulagées par le plan d'action enfin mis sur pied dans la zone euro, les chiffres de la croissance venant par ailleurs confirmer la reprise de l'économie américaine.

> Les Bourses mondiales euphoriques

À 10h19 sur Bay Street, l'indice S&P/TSX gagnait 201 points (1,65%) à 12 387 points.

Vers 10h00, le Dow Jones Industrial Average avançait de 250,89 points (2,11%) à 12 137,03 points, passant la barre des 12 000 points pour la première fois depuis le 1er août et la dégringolade due au refus du Congrès américain d'augmenter le plafond de la dette des États-Unis.

Le Nasdaq, à dominante technologique, gagnait 69,51 points (2,62%) à 2723,73 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 avançait de 2,60% (32,27 points) à 1275,18 points.

La Bourse new-yorkaise avait terminé dans le vert mercredi, les investisseurs pariant sur un dénouement proche dans le dossier de la crise de la dette européenne: le Dow Jones avait gagné 1,39% et le Nasdaq 0,46%.

Les marchés craignaient que les Européens n'accouchent d'un plan manquant de clarté mais finalement le sommet de Bruxelles «a apporté les détails (attendus) dans trois domaines clés dont nous avions besoin pour éviter une contagion de la crise de dette dans la région», ont commenté les analystes de Charles Schwab.

À l'issue d'un sommet qui s'est poursuivi tard dans la nuit, les dirigeants de la zone euro ont établi un plan en trois volets.

Un accord a d'abord été conclu avec les banques qui porte sur un renoncement de 50% de leurs créances, soit cent milliards d'euros.

Athènes recevra en outre fin 2014 de nouveaux prêts de l'Europe et du Fonds monétaire international (FMI), de 100 milliards d'euros également, dans le cadre d'un programme qui remplace celui de 109 milliards d'euros décidé le 21 juillet.

En échange de l'effort demandé au secteur bancaire, un compromis a été trouvé pour recapitaliser les établissements européens qui en auraient besoin.

Concrètement, les besoins ont été chiffrés à 106 milliards d'euros par l'Autorité bancaire européenne (EBA) dont 8,8 milliards pour les banques françaises. Toutefois, les marchés estiment qu'ils sont nettement supérieurs et le FMI a parlé de 200 milliards d'euros.

Au-delà, les responsables européens ont décidé de démultiplier la puissance de feu de leur fonds de secours financier pour les pays en difficulté (FESF) en la portant à 1000 milliards d'euros dans un premier temps, contre 440 milliards actuellement.

«La Bourse semble impatiente d'en finir avec la morosité et le catastrophisme entourant l'Europe et de se concentrer à nouveau sur ses fondamentaux», a dit Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Aux États-Unis en outre, le PIB américain a progressé de 2,5% pendant l'été, en rythme annualisé par rapport aux trois mois précédents, mieux que ce qu'attendaient les analystes.

Le marché obligataire évoluait en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 2,295% contre 2,203% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,317% contre 3,224% la veille.

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