Publie le Mardi 9 aout 2011
Les marchés nord-américains ont finalement clôturé en hausse mardi après avoir modéré leurs gains en après-midi à la suite de l'annonce de la Réserve fédérale américaine (Fed) concernant la croissance anémique de l'économie des États-Unis.
À la fermeture :
Dow Jones : + 3,98 %
Nasdaq : + 5,29 %
S&P/TSX : + 3,76 %
Il s'agit de la meilleure journée depuis plus de deux ans pour la Bourse de New York.
Plus tôt en journée, la Fed a annoncé qu'elle maintiendra son taux directeur près de zéro au cours des deux prochaines années en raison d'une croissance « considérablement plus lente » qu'attendu et de l'accroissement des risques sur l'économie américaine.
Après cette annonce, les bourses ont plongé dans le rouge avant de revenir en terrain positif.
Audio : Daniel Bordeleau discute de la volatilité des marchés avec Mario Lavallée, vice-président principal chez le cabinet-conseil Aon Hewit.
Lundi noir
Lundi, les bourses des États-Unis et du Canada ont fortement reculé en réaction à l'abaissement de la note de crédit des États-Unis par l'agence de notation Standard and Poor's, en perdant de 4 à 6 % de leur valeur.
Le président des États-Unis, Barack Obama, a d'ailleurs tenu à rassurer les marchés lundi après l'abaissement de la note de la dette souveraine américaine, mais en vain.
Les États-Unis perdent leur note AAA
Standard and Poor's a abaissé d'un cran vendredi la note de la dette souveraine américaine, de « AAA » à « AA+ ». L'agence estime insuffisant le plan de relèvement du plafond de la dette américaine adopté en début de semaine par le Congrès.
Hésitations en Europe et reculs en Asie
En Europe, les bourses ont évolué en dents de scie au cours de la journée. À la clôture, le CAC 40 à Paris gagnait 1,6 %. À Londres, le FTSE 100 grimpait de 1,9 % et le DAX à Francfort affichait un recul de 0,1 %.
En Asie, la Bourse de Tokyo s'en tire avec une baisse de 1,68 %, mais Hong Kong a perdu plus de 5,6 %.
« C'est un moment horrible, un jour sombre », a commenté l'analyste Chris Weston de chez IG Markets à Melbourne. « Les gens agissent dans l'émotion au lieu de regarder la situation de manière rationnelle. C'est une panique générale », a-t-il ajouté.
Tout le monde est tétanisé. On s'inquiète de l'Amérique, de l'Europe, de la manière dont leurs difficultés actuelles vont ralentir la croissance.
— François Duhen, analyste chez CM CIC à Paris
Un courtier à la Bourse de Francfort en Allemangne
Photo: AFP/Fredrick von Erichsen
Un courtier à la Bourse de Francfort, en Allemangne
Le Canada en bonne posture, selon Flaherty
De son côté, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, estime que le Canada est bien placé pour traverser la crise de confiance qui secoue les marchés boursiers. En entrevue au réseau anglais de Radio-Canada, Jim Flaherty a louangé le système financier canadien, mais a tenu à rappeler que le pays n'était pas immunisé contre les soubresauts de l'économie mondiale.
Il s'est dit davantage inquiet par les dettes souveraines des pays européens que par la dette américaine. Dans les deux cas, il est toutefois d'avis que les gouvernements doivent s'engager à réduire leur dette.
Une crise grave, selon le président de la Banque centrale européenne
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, demande notamment que les États membres de la zone euro accélèrent la réduction de leurs déficits.
« C'est la crise la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce qu'il faut, c'est rétablir la confiance, une confiance qui a été entamée », a-t-il déclaré mardi matin sur les ondes d'Europe 1.
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