vendredi 5 août 2011

Les bourses asiatiques en recul après la correction subie en Amérique du Nord

Publie le 4 aout 2011 22h00



La correction boursière subie par les marchés nord-américains, jeudi, a eu un impact à l'ouverture des marchés asiatiques, le lendemain.

La Bourse de Tokyo était en recul de plus de 4 %, vendredi matin, heure locale, tout comme celle de Séoul. La bourse de Hong Kong a ouvert en baisse de près de 5 %. En Australie, on observait un recul de plus de 2 % à Sydney.

Le Dow Jones à New York a reculé toute la journée de jeudi pour terminer avec une perte de 512 points, en baisse de 4,3 %.

Le Nasdaq, indice américain à dominante technologique, a encaissé pour sa part un recul de 5,08 %

Le S&P500, indice américain de 500 compagnies, a encaissé pour sa part un recul de 4.78 % (1260 a 1200)

À Toronto, le TSX a pour sa part reculé de 3,45 %, en baisse de 442 points.

Les marchés ont été affectés par les signes de ralentissement de la reprise économique mondiale et par les craintes d'une nouvelle récession. Les inquiétudes concernant l'endettement européen ont également été évoquées pour expliquer le comportement des bourses.

Les investisseurs sont fébriles à la veille de la publication du rapport mensuel sur l'emploi et le chômage, indicateur majeur pour évaluer la santé de la première économie mondiale.

Au total, la correction boursière a fait chuter les marchés nord-américains de plus de 10 % depuis leur sommet d'avril dernier.

L'Europe dégringole de nouveau

En Europe, les marchés, aussi ébranlés par les craintes de contagion de la crise de la dette, étaient encore en terrain négatif jeudi, plongeant à leur plus bas niveau en un an.

Paris : - 3,9 %
Francfort : - 3,4 %
Londres : - 3,4 %

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, avait pourtant tenté de rassurer les investisseurs, en annonçant sa décision de procéder à de nouveaux achats sur le marché de la dette.

La BCE, qui a décidé de maintenir son taux directeur à 1,5 %, va aussi venir en aide aux banques en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires.

L'intervention de M. Trichet n'a pas eu l'effet apaisant escompté.
Un courtier à la Bourse de New York.


Photo: La Presse Canadienne /AP/Jin Lee

Un courtier à la Bourse de New York.

Au cours de la journée, les investisseurs se réfugient toujours dans l'or qui a fracassé un nouveau record en cours de séance jeudi, à 1681 $ l'once.

Des deux côtés de l'Atlantique, les nouvelles alimentent les inquiétudes pour la stabilité de l'économie mondiale, ce qui soutient l'envolée de l'or.

— Ross Norman, analyste du courtier londonien Sharp Pixley

Autre conséquence des craintes des investisseurs : la chute du prix du pétrole.

Le baril de brut sur le marché de New York a fini la journée de jeudi avec une perte de 5,30 $US, soit un recul de 5,8 %, à 86,63 $US.

Le dollar canadien a écopé de l'effondrement des prix du pétrole et des métaux. Le huard a perdu 1,8 ¢US face au billet vert, pour terminer la journée à 1,02 $US.

Les turbulences sur les marchés poussent les investisseurs vers la monnaie japonaise. Pour contenir l'appréciation de sa devise, le Japon est intervenu sur le marché des changes pour affaiblir le yen, qui approche son niveau le plus élevé par rapport au dollar américain depuis 1945.

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