
Publie le 6 mars 2012
La Bourse de New York a terminé en nette baisse mardi, nerveuse à deux jours du résultat de l'opération de restructuration de la dette grecque: le Dow Jones a cédé 1,57% et le Nasdaq 1,36%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average, indice vedette de Wall Street, a perdu 203,66 points par rapport à lundi à 12.759,15 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 40,16 points à 2.910,32 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a lâché 1,54% (-20,97 points) à 1.343,36 points.
L'indice vedette de Wall Street a ainsi perdu plus de 200 points pour la première fois depuis le 23 novembre. Après une ouverture en baisse, la Bourse a en effet aggravé ses pertes, dans le sillage des places boursières européennes dont certaines ont plongé de plus de 3% à la clôture.
«On pensait qu'on en avait fini avec la Grèce, mais voilà qu'elle revient au centre des préoccupations», a commenté Mace Blicksilver de Marblehead Asset Management.
«La mauvaise humeur du marché est alimentée par la crainte que la participation des créanciers privés à l'opération d'échange d'obligations soit insuffisante, ce qui fait une nouvelle fois courir le risque d'un défaut de paiement de la Grèce», a précisé Karee Veneman, de Schaeffer's Investment Research.
Les banques et fonds privés détenant des obligations souveraines de droit grec ont jusqu'à jeudi 15h00 (heure de Montréal) pour dire si oui ou non ils consentent à un effacement de quelque 107 milliards d'euros de dette sur les plus de 350 milliards de dette actuelle. Le gouvernement grec vise entre 75 et 90% de taux d'acceptation.
Au dessous de 75%, le gouvernement a déjà annoncé que le projet serait abandonné, et la Grèce exposée au risque d'un défaut de paiement incontrôlé.
«Si la Grèce n'obtient pas (un chiffre suffisant) jeudi, alors la situation pourrait considérablement se dégrader vendredi», a prévu M. Blicksilver.
Les inquiétudes pour la Grèce combinées au ralentissement de la croissance en Chine, qui est un important partenaire commercial des États unis, et aux tensions croissantes entre l'Iran et Israël, «tout cela favorise un mouvement de vente après une très belle performance du marché» depuis le début de l'année, a noté Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.
Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,944% contre 2,005% lundi soir et celui à 30 ans à 3,078% contre 3,139%.
La bourse de Toronto culbute
La Bourse de Toronto a clôturé mardi en forte baisse, victime d'une nouvelle ronde d'inquiétudes vis-à-vis d'une éventuelle stagnation de la croissance économique mondiale.
L'indice composé S&P/TSX a reculé de 225,31 points et terminé à 12 298,63 points, tandis que le dollar canadien s'est déprécié de 0,64 cent US à 99,94 cents US.
À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a cédé 203,66 points pour clôturer à 12 759,15 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a perdu 40,16 points à 2910,32 points et que l'indice élargi S&P 500 a échappé 20,97 points à 1343,36 points.
Le cours du pétrole brut a lâché 2,02 $ US à 104,70 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York, au lendemain de l'annonce par le premier ministre chinois, Wen Jiabao, d'une réduction de la cible de croissance du pays à 7,5 pour cent pour cette année, comparativement à huit pour cent ces dernières années.
En outre, de nouvelles données ont indiqué que l'économie de la zone euro s'était contractée au cours du quatrième trimestre.
Une certaine incertitude régnait, mardi, au sujet du niveau de participation des créanciers privés de la Grèce lors de l'échange d'obligations prévu, à deux jours d'une date limite critique. L'échange obligataire est crucial pour la Grèce, puisqu'il est conditionnel à l'obtention d'un sauvetage de 130 milliards d'euros qui devrait l'empêcher de se retrouver en défaillance.
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